TF1 News : Qu'est ce qui pousse une personne à s'en prendre à l'être cher ?
Un enfant de 2 ans meurt après une chute de 4 étages
Dimanche, dans le Val-de-Marne, ce petit garçon est mort dans les bras de sa mère qui se serait défenestrée à la suite d'une dispute conjugale.
Publié le 30/04/2012
Dans la tête d'un homme violent
TEMOIGNAGE - C'est l'un des rares témoignages d'homme violent. Frédéric Matwies, 44 ans, a frappé sa compagne pendant dix ans. Aujourd'hui guéri, il raconte le mari violent qu'il était.
Publié le 25/11/2011
Quand Mr Tout-Le-Monde devient un monstre
Pas de visages tuméfiés pour la nouvelle campagne contre les violences conjugales mais des hommes ordinaires aux mains extraordinaires, monstrueuses. Ou quand le bourreau est homme banal.
Publié le 23/11/2011
Des bracelets électroniques pour les conjoints violents
Pour lutter contre les violences conjugales, l'usage des bracelets électroniques va être expérimenté dans trois villes en 2012. Seront concernés les cas les plus graves, annonce Roselyne Bachelot, notamment les tentatives de meurtres et violences donnant lieu à des condamnations de 5 ans au moins.
Publié le 24/11/2011
Campagne choc contre les violences conjugales
Le visage d'une femme se marque de coups pendant que s'égrènent les "je t'aime", "un peu", "beaucoup"... Ces images sont celles d'un spot diffusé dès ce mercredi pour dénoncer les violences conjugales.
Publié le 02/03/2005
La loi contre les violences conjugales définitivement adoptée
Le parlement a voté à l'unanimité, mardi, un texte visant à renforcer la protection des personnes victimes de violences conjugales. Parmi les mesures phares, la création d'un délit de harcèlement psychologique et le port du bracelet électronique.
Publié le 29/06/2010
Victimes de violences conjugales, téléphonez au 3919
Le gouvernement a annoncé mercredi le lancement de ce numéro de téléphone national unique.
Publié le 14/03/2007
Des "téléphones d'urgence" pour les femmes battues
Une vingtaine de femmes originaires de Seine-Saint-Denis vont se voir équipées à titre expérimental d'un téléphone spécial pour appeler à l'aide.
Publié le 23/11/2009
Victime de violences conjugales, elle témoigne
De plus en plus de femmes osent dénoncer les violences conjugales qu'elles subissent. Frédérique est l'une d'elle. Hébergée dans un foyer pour femme battue, elle témoigne.
Publié le 25/11/2011
Roland Coutanceau* : Il y a trois types d'explications. La première est sociologique, la culture machiste, patriarcale, qui favorise la domination. Mais ceux qui dérivent vers la violence physique, ont des fragilités, des failles. C'est la dimension psychologique. Ces problèmes peuvent être de l'ordre de l'impulsivité, la susceptibilité, la maturité. Ces personnes ont des problèmes d'égocentrisme également. Elles pensent à elles avant de se mettre dans la peau de l'autre. La troisième explication est criminologique. C'est se demander pourquoi dans certains cas, la violence ne se produit que dans le cadre du couple. J'appelle cela le 'défi de l'intimité'. Ce qui se passe après la lune de miel du début. Ensuite, peuvent venir la jalousie, la peur de perdre, le différend avec l'autre, l'exigence que l'autre soit comme ci ou comme ça... Et là, au lieu de gérer tout cela par le dialogue, certains sont tentés de le gérer d'une façon agressive. Cette violence physique est l'apanage des hommes. Il y a neuf hommes violents pour une femme violente.
TF1 News : Peut-on dresser un portrait de la personne violente ?
R.C. : Il n'y a pas de profil culturel, intellectuel ou sociologique type. En revanche, il y a ceux qui sont plus proches de l'immaturité. Ils vont être plus faciles à accompagner car ils se sentent coupables de leur comportement. Il y a ensuite le groupe des égocentriques. Ils veulent que l'autre pense pareil. Ils sont insuffisamment à l'écoute de la réalité humaine émotionnelle et psychologique de l'autre. Le troisième groupe, -hélas le plus popularisé- est celui personnalités pathologiques : les mégalo, les parano, les pervers narcissiques. Ces profils psychologiques peuvent déraper, dériver, vers cette violence physique qui en même temps n'est pas une fatalité.
TF1 News : La violence conjugale peut-elle se soigner ?
R.C. Oui, cette potentialité de la violence conjugale n'est pas fatale ! Pour arrêter la violence dans un couple, il faut trois conditions. D'abord, sortir du silence, que la violence soit nommée, que la femme parle. Les auteurs de violences sont impressionnés par l'interpellation sociale. Ensuite, il faut que la société dise que cela est inadmissible. C'est l'épée de Damoclès de la menace de sanction. Troisième élément ; il faut accompagner celui à qui on reproche quelque chose. En zoomant sur les cas les plus graves, on a parfois l'impression que la violence conjugale est incontrôlable. Or, avec ces trois conditions, beaucoup de sujets violents arrêtent les frais.
TF1 News : Et après, quelles aides pour eux ?
R.C. Il y a trois techniques de prises en charge des personnes violentes. La plus classique est le suivi individuel. Il va davantage être efficace sur celui qui est conscient qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Mais c'est une minorité d'entre eux. Pour les autres, il y a les groupes de paroles pour hommes violents. Là, il rencontre des gens comme lui mais qui ne vont pas dire les mêmes choses que lui. C'est tout l'intérêt de ces groupes, être confronté à la différence de discours. Troisième axe, l'entretien avec quelqu'un de son entourage. Il faut que l'homme violent puisse s'appuyer sur quelqu'un qui va continuer à le cadrer. Si on peut s'appuyer sur des membres de la famille pour pacifier l'ambiance après le dévoilement, c'est un atout pour la consultation spécialisée comme pour la société. A chaque fois, on apprend au sujet à mieux se contrôler, à mieux analyser les ressorts de sa violence, à gérer les conflits autrement.
Le psychiatre Roland Coutanceau a ouvert en 2001, l'une des premières consultations françaises pour les hommes violents, dans le cadre du centre médico-psychologique de la Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Il est notamment l'auteur de Amour et violence, le défi de l'intimité. Odile Jacob.
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