Moment fort pour quelques 12 millions d'élèves. De la maternelle au lycée, ils reprennent ce mardi le chemin de l'école. A la découverte de leurs nouveaux copains, d'éventuelles nouvelles matières, de leur emploi du temps etc. Pour les accueillir, 850.000 enseignants qui, eux, sont rentrés lundi. (Et vous, quel souvenir gardez-vous de votre rentrée des classes ?)
Selon François Hollande, cette rentrée scolaire constitue "un véritable défi" et "davantage aujourd'hui", compte tenu des 80.000 suppressions de postes depuis 2007, dont 13.000 à cette rentrée 2012, mais "ce défi sera relevé", a dit lundi le président de la République lors d'un déplacement dans un collège des Yvelines.
Quoi de neuf ?
Le chef de l'Etat a rappelé que le gouvernement avait pris des mesures dès juin car "il était encore possible de changer les choses" pour cette rentrée. Il a cité les recrutements supplémentaires d'enseignants dans le primaire, d'assistants de prévention ou d'auxiliaires pour les élèves handicapés. Il a aussi évoqué la nécessité de rétablir une formation initiale pour les professeurs débutants qui, depuis 2010, étaient jetés dans le grand bain sans avoir reçu une formation pédagogique, en raison de la suppression de l'année de stage (Lire : "Formé nou plusse"). Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon a rétabli un embryon de formation initiale, en attendant une grande réforme qui prévoira aussi une formation continue. (Lire : Ecole : les nouveautés de la rentrée)
En attendant la refondation de l'école, "qui ne doit pas être une réforme de plus", a réaffirmé François Hollande, les conditions d'exercice du métier ne vont pas changer pour la majorité des enseignants à cause des suppressions de postes entraînant fermetures de classes, suppressions de postes d'enseignants Rased (spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire), classes surchargées, difficultés de remplacements....
Vincent Peillon a lancé une large concertation pour refonder l'école. Un rapport sera rendu avant la mi-octobre, qui servira de base à la préparation d'un projet de loi d'orientation et de programmation qui sera déposé fin novembre. La formation des enseignants, la réforme des rythmes scolaires, la création de 60.000 postes sur le quinquennat, l'évaluation des enseignants, notamment, sont au menu.









