Le chef de l'Etat prononcera présentera sa politique en matière d'éducation dans un discours à 11H30 à la Sorbonne. Son intervention sera précédée par la présentation officielle du rapport de la concertation sur la refondation de l'Ecole de la République. François Hollande sera entouré du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et des ministres de l'Education, Vincent Peillon, et de la Réussite éducative, George Pau-Langevin. La rapport, déjà remis à Vincent Peillon, devrait servir de support de réflexion et esquisse déjà les grandes lignes que devrait aborder le président. Le point sur les enjeux principaux :
Rythmes scolaires. Les élèves français ont une année scolaire trop concentrée et chargée. Vincent Peillon souhaite 180 jours de classe contre 144 actuellement. Un retour à la semaine de 4,5 jours, abandonnée en 2008 en primaire, semble faire consensus, une majorité de parents préférant le mercredi matin au samedi.
Socle commun. Ou bagage minimum que chaque élève doit avoir acquis à l'issue de sa scolarité obligatoire (six à seize ans). "Il faudra que nous avancions dans (...) l'articulation et la continuité entre l'école primaire et le collège", dit Vincent Peillon, qui veut repenser le livret de compétences, revoir les programmes et réfléchir au brevet. Les systèmes qui réussissent le mieux sont ceux qui ont le tronc commun le plus long, relève-t-il.
Formation des enseignants. Le gouvernement veut recréer une formation initiale, quasiment disparue sous la droite, de façon à ne pas parachuter devant une classe des professeurs avec un bagage uniquement académique, sans expérience. Des écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE) vont être créées pour la rentrée 2013. Reste à déterminer le contenu des épreuves du
concours et le contenu de leur formation. Doit aussi être décidée la place du
concours dans le cursus: 1ère ou 2e année de master ?
Devoirs. Certains acteurs dénoncent une source d'inégalités selon que les familles
peuvent s'y investir ou pas. Vincent Peillon a évoqué la création d'un service
public de l'aide aux devoirs.
Education prioritaire. Il s'agit de lutter contre l'échec scolaire, alors que l'école française amplifie les inégalités sociales et que ses résultats déclinent dans les
classements internationaux.
Lutte contre le décrochage. Pour éviter qu'un jeune sur cinq ne reste sur le bord du chemin, une attention plus personnalisée, des dispositifs pour le retour à une scolarité assidue et un service public de l'orientation efficace sont envisagés.
Carte scolaire. Nicolas Sarkozy l'avait assouplie en 2007, une réforme qui a "ghettoïsé" des établissements défavorisés, selon un rapport du Sénat qui préconise plus de mixité sociale.









