"Vous faites un métier qui est très difficile et très exigeant, mais qui est très utile aussi pour les relations internationales", a assuré François Hollande, mardi, en recevant le club des chefs des chefs, qui rassemble les chefs cuisiniers des principaux dirigeants de la planète, élues ou têtes couronnées. "Selon que vous allez apporter un peu de bonheur à ceux que vous allez recevoir, il peut sortir une négociation heureuse ou malheureuse. Ca dépend de vous. Vous accompagnez le processus", a-t-il souligné. Mais attention, "si vous ratez votre plat", a plaisanté le président, "c'est plus difficile pour celui qui veut plaider une cause, s'il ne parvient pas à l'accompagner de la sauce qui a été la vôtre!"
Avant François Hollande, c'est Angela Merkel qui avait reçu, le 20 juillet, les chefs, manière pour le président et la chancelière de marquer les cinquante ans de l'amitié franco-allemande. Rassemblés depuis 1977 au sein du club des chefs des chefs, les membres - 25 au total, ceux et celles du Kremlin, de la Maison blanche, de Buckingham palace, du Parlement de Pékin, d'Afrique du Sud, du Sri Lanka ou encore d'Israël - célèbrent également les 35 ans de leur association. Ils se réunissent chaque année dans un pays du globe depuis la création de l'association par Gilles Bragard, fin connaisseur de ceux qui dirigent les cuisines d'Etat, princières ou royales.
Pour le déjeuner, tous avaient été invités dans un grand restaurant parisien à déguster le fin du fin de la cuisine française, avec un menu préparé à leur intention par Alain Ducasse en personne. Entre la langoustine et les fraises de bois accompagnées d'un sorbet au mascarpone et du fameux "écrou de la Tour Eiffel" (chocolat et praliné croustillant à la glace à la noisette), les chefs se sont vu servir de l'agneau... de Corrèze. Un clin d'œil, peut-être, à l'ému de Tulle devenu président.










