- 10h17 : minute de silence en hommage aux victimes d'AZF - 01 min 12 s
- Explosion AZF: 10 ans après, ils n'ont rien oublié - 03 min 30 s
- La rue Bernadette, 10 ans après l'explosion d'AZF - 02 min 50 s
AZF: la piste criminelle refait surface en appel
Dix ans après la catastrophe et deux ans après le premier procès qui s'était soldé par une relaxe générale, la justice se penche de nouveau sur l'explosion de l'usine AZF qui avait fait 31 morts en 2001 à Toulouse. La cour étudiera notamment la piste criminelle, écartée en première instance.
Publié le 03/11/2011
AZF : relaxe générale au bénéfice du doute
Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Toulouse a estimé impossible de conclure avec certitude que l'accident, qui a fait 31 morts en 2001, était dû au problème de stockage relevé par l'enquête.
Publié le 19/11/2009
AZF: la piste terroriste a-t-elle été écartée trop vite ?
L'ancien juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière reproche aux policiers et magistrats d'avoir négligé la piste terroriste dans l'enquête sur l'explosion de l'usine AZF de Toulouse en septembre 2001. Total assigne l'Etat mercredi sur ce point.
Publié le 07/02/2011
L'enquête du 20h - Dix ans après AZF, toujours des sites dangereux
Il y a 10 ans, l'explosion de l'usine AZF endeuillait Toulouse. Une décennie plus tard, les leçons ont-elles été tirées ? Les risques industriels sont parfois gérés en dépis du bon sens, comme à la Rochelle, où un site Seveso s'agrandit aux portes de la ville.
Publié le 20/09/2011
La rue Bernadette, 10 ans après l'explosion d'AZF
Il y a 10 ans, la rue Bernadette était ravagée par l'explosion de l'usine AZF. Depuis, tout a été reconstruit mais les habitants ont conservé l'esprit de solidarité qui les avaient rapprochés à l'époque.
Publié le 20/09/2011
Explosion AZF: 10 ans après, ils n'ont rien oublié
Le 21 septembre 2001, l'explosion dans l'usine AZF de Toulouse faisait 31 morts et des dizaines de milliers de blessés. 10 ans, les victimes n'ont pas oublié cette terrible journée.
Publié le 19/09/2011
C'était il y a dix ans. Une violente explosion ravageait l'usine AZF à Toulouse. Le bilan, de ce qui reste la plus grande catastrophe industrielle jamais connue par la France depuis 1945, est particulièrement lourd : 31 morts et plusieurs milliers de blessés. Ce mercredi, date anniversaire du drame, la ville rose leur rendra hommage. La cérémonie débutera symboliquement à 10h17, heure de la déflagration, devant une stèle érigée près de cette ancienne usine d'engrais chimiques, filiale du groupe Total.
Le maire socialiste Pierre Cohen présidera la commémoration en présence des représentants des associations "Mémoire et solidarité" regroupant les anciens salariés de l'usine, et des organisations 'Plus jamais ça" et "Familles endeuillées" qui regroupent les sinistrés. La cérémonie, sans prise de parole, sera suivie de la lecture par un huissier de Toulouse du nom des 31 victimes. Le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, sera présent, de même qu'Eva Joly, candidate écologiste à l'élection présidentielle, les dirigeants de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, et de la CGT, Bernard Thibault. Comme chaque année depuis neuf ans, les cloches des églises de Toulouse retentiront au même moment, tandis qu'une messe sera célébrée à 11 heures en la cathédrale Saint-Etienne.
Troubles dépressifs chez les victimes d'AZF
Le choc, tant physique que psychologique, avait été immense dans la ville rose en ce mois de septembre 2001, et les cérémonies de 2011, en ordre dispersé, en témoignent encore. Un choc accentué, à l'époque, par la psychose des attentats dix jours plus tôt contre les tours du World Trade Center à New-York. Les milliers de personnes blessées par l'explosion de l'usine AZF consomment encore, dix ans après, beaucoup plus d'antidépresseurs que le reste des Français. Sur 3000 victimes qui ont accepté de se prêter à un suivi médical, 42% des hommes et 60% des femmes souffraient en 2007 de symptômes dépressifs, ont rapporté la Caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Garonne et l'Institut national de veille sanitaire. La CPAM et l'INVS ne disposent pas de données plus récentes. En France, selon l'Inserm, 2 à 3% des hommes et 5 à 10% des femmes souffrent de dépression.
Dix ans après, un nouveau procès attendu en novembre
Si la ville a su, depuis 2001, effacer les traces physiques du drame, pour beaucoup la bataille se poursuit. Le 3 novembre s'ouvrira le procès en appel de la catastrophe d'AZF, une nouvelle audience fleuve qui devrait durer quatre mois, comme le premier procès (23 février - 30 juin 2009). La cour d'appel tiendra audience, comme l'a fait le premier tribunal, dans la salle municipale Jean-Mermoz, capable d'accueillir plus de 1.000 personnes. Les débats seront filmés pour la postérité comme les 400 heures d'audience du premier procès.
A la suite de l'explosion de 300 tonnes d'ammonitrates stockés dans le hangar 221 de l'usine AZF, l'ex-directeur Serge Biechlin et Grande Paroisse (groupe Total), le propriétaire de l'usine, sont poursuivis pour homicides involontaires par négligence ou manquement à une obligation de sécurité. Le parquet soutient la thèse des experts en faveur du mélange malencontreux d'un produit chloré avec du nitrate d'ammonium, déversés ensuite sur le tas principal de nitrate, vingt minutes avant l'explosion. La Défense soutient, quant à elle, qu'"aucune explication crédible" n'a été trouvée et que l'enquête n'a pas assez exploré l'hypothèse d'un acte volontaire. Face à 3.000 parties civiles soutenant en majorité l'accusation, les prévenus avaient finalement été relaxés le 19 novembre 2009, au bénéfice du doute. Le tribunal avait simplement relevé des "fautes organisationnelles" de l'industriel mais pas de "lien de causalité certain" entre les fautes et le dommage. Le parquet avait aussitôt fait appel.
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