70.000 personnes vivraient au camping toute l’année, incapables de payer un loyer dans un habitat classique/Image d'archives. © TF1/LCIElle avait créé la polémique, elle va être retirée. Le député UMP de Charente-Maritime Jean-Louis Léonard s'est engagé à retirer une disposition de sa proposition de loi relative aux hébergements légers, qui visait à interdire la résidence en camping à l'année.
Ils vivent au camping toute l'année
Le mal-logement, c'est aussi ces personnes qui, faute d'un salaire suffisant, ne peuvent s'offrir qu'un logement de fortune. Plusieurs milliers d'entre-elles vivent ainsi dans des campings. Un texte pour interdire la vie à l'année au camping doit être prochainement voté.
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Adoptée en novembre dernier en première lecture par l'Assemblée, cette proposition de loi avait ému les associations défendant les mal-logés parce qu'elle faisait "obligation, pour le locataire, de fournir un justificatif de domicile de moins de trois mois pour la location d'un emplacement pour une durée supérieure à trois mois". L'association Droit au logement (Dal) avait en particulier fait valoir que cette disposition menaçait les quelque 70.000 personnes qui vivent en camping toute l'année, faute de mieux.
Le député de Charente-Maritime, qui a reçu ce week-end une délégation du Dal, a confirmé auprès de l'AFP s'être engagé à retirer la disposition en question de sa proposition de loi. Celle-ci doit encore être discutée au Sénat mais, étant donné le calendrier du Parlement qui devrait suspendre ses travaux début mars, il est de toute façon improbable que le texte ait le temps d'accomplir les navettes nécessaires à son adoption. Jean-Louis Léonard a expliqué qu'il ne s'était pas agi pour lui d'interdire le camping à l'année "puisqu'il est déjà interdit", mais bien d'"établir un contrôle de cet habitat permanent". "Il faut que les maires puissent éventuellement saisir les préfets pour reloger les gens", a-t-il dit.
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