Journée d'action : des lycées parisiens perturbés

Par A.Ga., le 11 octobre 2011 à 11h47 , mis à jour le 11 octobre 2011 à 12h30

Dossiers : Dossier Education, Rentrée scolaire

Plusieurs établissements parisiens étaient bloqués mardi à l'appel de l'UNL, principal syndicat lycéen, pour dénoncer les conditions de rentrée "déplorables" dans le cadre de la journée contre le plan d'austérité du gouvernement.

[Expiré] lycéens lycées © AFP

"Les lycéens ont le sentiment global de vivre la pire rentrée de toute leur scolarité". Selon Victor Colombani, président de l'Union nationale lycéenne, les jeunes en ont ras-le-bol. Mardi, à l'appel de son syndicat, première organisation lycéenne, plusieurs d'entre eux ont décidé de manifester leur colère à Paris en perturbant la vie de leur établissement, dans le cadre de la journée contre le plan d'austérité du gouvernement.

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Plus d'infos

 
A 10 heures, une dizaine de barrages filtrants étaient installés à l'entrée de lycées parisiens, selon le rectorat qui ne précise pas lesquels sont concernés. L'UNL affirme, lui, avoir répertorié "35 lycées bloqués ou mobilisés en région parisienne, dont une vingtaine à Paris". Et de citer trois lycées, deux dans le XXe arrondissement, un dans le IIIe, "bloqués" ou faisant l'objet de "barrages filtrants". "Beaucoup plus sont en train de se mobiliser, et pas qu'à Paris", prévient Victor Colombani. La veille, l'UNL prévoyait qu'une quinzaine d'établissements devraient être bloqués mardi dans la capitale.
 
"On n'est pas des sardines"
 
Le lycée Voltaire dans le XIe arrondissement par exemple. Vers 8h30, l'entrée était bloquée avec des poubelles, a constaté une journaliste de l'AFP. Les collégiens ont pu entrer dans l'établissement, tandis qu'une centaine de lycéens restaient dehors. Montée sur une poubelle, une lycéenne criait dans un mégaphone: "Lycéens en colère, on va pas se laisser faire!", "Résistance!", "Chatel, si tu savais..."
 
Plusieurs tentatives de blocages ont fait long feu, découragées ou empêchées par des policiers déployés devant les établissements. C'est notamment ce qui s'est passé au lycée Arago, dans le XXe arrondissement. A 8 heures, six policiers étaient postés devant l'entrée, tandis qu'une vingtaine de lycéens distribuaient des tracts, certains brandissant une banderole sur laquelle était écrit: "Non aux suppressions de postes, on n'est pas des sardines". "Les élèves qui veulent rentrer en cours, vous pouvez rentrer", lançait la proviseure aux élèves. "On n'était pas assez, ils nous ont empêchés d'amener des poubelles devant le lycée", a expliqué un lycéen distribuant des tracts de l'UNL dénonçant des classes surchargées.
 
Certains lycéens prévoyaient de rejoindre le cortège qui doit défiler depuis la place de la République en début d'après-midi, à l'appel de cinq confédérations (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires), contre la cure d'austérité décrétée par le gouvernement.

Par A.Ga. le 11 octobre 2011 à 11:47
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19 Commentaires

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  • yggdrazil88, le 12/10/2011 à 14h02

    Propolis60 : c'est pas tant le changement qui nous intéresse, mais la direction qu'il prend : évolution ou régression.

  • seiyar70, le 12/10/2011 à 12h06

    Quel changement ? je suis prêt à parier que 80% de ces grévistes le font juste pour sécher les cours et rien d'autre ! vivez dans la réalité et pas dans le monde des bisounours typique des gauchistes

  • dameiris, le 11/10/2011 à 20h19

    Majeurs ou pas c'est déjà interdit. Pas la peine d'interdire une nouvelle fois si c'est pour ne pas l'appliquer.

  • charles62128, le 11/10/2011 à 20h17

    Triste france quand cette generation sera dans la vie active la france souffrira bien plus des mouvements sociaux qu'elle n'en souffre aujourd'hui...l'avenir est loin d'etre rose pour nous. Comment seront les relations entre eux et les patrons si rien qu'au lycee ils n'ecoutent rien de leurs enseignants et refutent toute autorite ou reforme??? la vie syndicale a de beaux jours devant elle...

  • michalowice, le 11/10/2011 à 17h50

    Ils réclament le changement ! ce gouvernement ne les écoute pas ! voilà le résultat.

  • armada92, le 11/10/2011 à 16h07

    A propolis60 : apprenons d'abord à cette jeunesse à lire, écrire et essayer d'avoir un job...ailleurs que dans l'administration. Ce n'est pas avec une révolution que l'on élève le niveau d'une population, ni d'un pays. Regardez autour de vous les exemples de révolutions qui ont amené à plus de bien être!!! En prison ou au goulag peut être

  • armada92, le 11/10/2011 à 16h04

    Bravo , c'est tellement vrai.... Syndicaliste étudiant, un bon tremplin pour faire carrière en politique et au PS en particulier

  • 1337sysop1337, le 11/10/2011 à 15h56

    Historix, je vous propose le poste de ministre de l'Éducation et de l'Instruction Publique dans mon gouvernement imaginaire, vous prenez ou vous passez ?

  • teleclean, le 11/10/2011 à 15h37

    Avant même d'apprendre à lire et écrire on leur enseigne la grève. Pauvre France entre 12 et 17 ans les enfants n'ont rien a faire dans les rues!

  • propolis60, le 11/10/2011 à 14h39

    La jeunesse représente le terreau de la future révolution. Elle est certainement manipulée (mais qui ne l'est pas ?), mais elle sera le déclencheur du changement. Patience, patience...

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