Face à la hausse du phénomène, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a estimé lundi que les arrachages de colliers en or constituaient une nouvelle "filière" pour la délinquance des jeunes lors d'une visite dans le 19ème arrondissement parisien.
Il y a une "délinquance de plus en plus jeune, de plus en plus endurcie (qui) s'adapte", a jugé le ministre devant des journalistes, à l'isue de son déplacement, en se déclarant "inquiet par rapport à (cette) jeunesse". "Hier, elle pouvait participer à l'arrachage des portables, s'attaquer aux voitures, aujourd'hui, elle considère que, par rapport à des personnes vulnérables, âgées, l'arrachage des colliers d'or lui offre une nouvelle filière, une nouvelle forme qui peut rapporter gros avec une certaine facilité", a commenté Manuel Valls.
"Lutter contre la revente des bijoux"
Si cette délinquance s'adapte, "la police doit s'adapter", a relevé le ministre qui a "constaté (que) c'est le cas ici, dans le XIXème et dans le XXème et dans l'est parisien". A Paris, les arrondissements les plus concernés par ces agressions sont les "Xème, XVIIIème, XIXème particulièrement le quartier Stalingrad et XXème dans le secteur des Amandiers", a expliqué au ministre le commissaire Stéphane Gouaud, chef du service des investigations transversales de la préfecture de police.
Sur 200 voleurs interpellés, "la moyenne d'âge est de 17 ans, 46% d'entre eux ont des antécédents d'actes de violence", a-t-il poursuivi, en ajoutant qu'il s'agit d'une délinquance "de proximité par rapport à leur domiciliation". "Je fais de la lutte contre ces arrachages une priorité" a assuré le ministre, qui veut également "lutter contre la revente de ces bijoux, qui a un caractère public sur internet ou dans la presse gratuite", a-t-il dit. Selon lui, contre les auteurs de ces actes, "il faut que la réponse policière comme la réponse pénale soient particulièrement efficaces".










