Campement de Roms © LCIContrairement à ce qu'avait affirmé Eric Besson, les Roms ont bien été explicitement et directement visés par la politique de démantèlement des camps illégaux commencée cet été en France : c'est ce que montre une circulaire du ministère de l'Intérieur rendue publique en fin de semaine. Des organisations de défense des droits de l'homme estiment donc que l'action du gouvernement français est juridiquement illégale, puisqu'est visée directement une catégorie de population en tant que telle et non des individus qu'on incriminerait pour certains faits. "Le président Nicolas Sarkozy a été le premier à désigner expressément les Roms. Cette circulaire traduit son discours politique", dénonce Stéphane Maugendre, qui préside le Gisti, Groupe d'information et de soutien des immigrés.
Circulaire anti-Roms: le Cran se désiste de son action
Le Conseil représentatif des associations noires s'est désisté de l'action qu'il avait engagée contre le directeur de cabinet de Brice Hortefeux, pour incitation à la haine raciale, en raison de sa circulaire visant les évacuations des campements de Roms.
Publié le 23/11/2010
Circulaire sur les Roms: le directeur de cabinet d'Hortefeux jugé
Michel Bart est cité à comparaître le 23 novembre devant le tribunal correctionnel de Paris qui devra dire si la circulaire du ministère visant les évacuations des campements de Roms était constitutive d'incitation à la haine raciale.
Publié le 28/09/2010
"Sarkozy se berlusconise"
Raillant le soutien de Silvio Berlusconi à Nicolas Sarkozy pour sa politique d'expulsions de Roms, Daniel Cohn-Bendit estime que c'est avant tout l'image du président français qui est affectée par la polémique, pas celle de la France.
Publié le 19/09/2010
Roms : Bruxelles dit "ça suffit", Paris "s'étonne"
La Commission européenne a menacé mardi Paris de poursuite devant la justice européenne pour non respect de la législation de l'UE au sujet des renvois de Roms, qualifiant son attitude de "honteuse". Le Quai d'Orsay "refuse la polémique".
Publié le 14/09/2010
Roms : une nouvelle circulaire signée par Hortefeux
Une nouvelle circulaire aux préfets, relative aux évacuations de campements illicites, a été signée "personnellement par le ministre de l'Intérieur, pour "lever tout malentendu sur une éventuelle stigmatisation" des Roms.
Publié le 13/09/2010
Pour Fidel Castro, Sarkozy "devient fou"
Dans une tribune où il critique notamment une nouvelle fois les expulsions de Roms, l'ancien président cubain s'en prend directement au chef de l'Etat et s'inquiète du fait qu'il détienne les codes de la puissance nucléaire de la France.
Publié le 13/09/2010
Les Français plus préoccupés par le chômage que par la sécurité
Les Français sont bien davantage préoccupés par le chômage, les retraites, la qualité des soins médicaux et le pouvoir d'achat que par la sécurité, selon une étude TNS-Sofres pour La Croix.
Publié le 12/09/2010
Les Roms ciblés par une circulaire, contrairement à ce que dit Besson
Une circulaire du ministère de l'Intérieur aux préfets sur les "évacuations de campements illicites", cible expressément les Roms, contrairement aux assurances données jeudi à ce sujet par le ministre de l'immigration Eric Besson.
Publié le 10/09/2010
Les roms en Roumanie : une communauté mal acceptée
En Roumanie, les roms subissent un ostracisme particulièrement fort de la part de la société civile. Une situation qui provoque une inévitable ghettoïsation.
Publié le 10/09/2010
Le 28 juillet dernier, le chef de l'Etat avait organisé une réunion à l'Elysée sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms". Avant d'affirmer : "J'ai demandé au ministre de l'Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms, ce sont des zones de non-droit qu'on ne peut pas tolérer en France". Quelques jours plus tard, le 5 août, une circulaire du ministère de l'Intérieur signée par Michel Bart, directeur de cabinet du ministre, rappelait en préambule aux préfets les "objectifs précis" fixés par le président Sarkozy : "300 campements ou implantations illicites devront avoir été évacués d'ici trois mois, en priorité ceux des Roms". On pouvait encore y lire : "Il revient donc, dans chaque département, aux préfets d'engager (...) une démarche systématique de démantèlement des camps illicites, en priorité ceux de Roms".
"On joint le geste à la parole"
Avec cette circulaire, "on joint le geste à la parole. On vise un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une communauté. On est dans la provocation à la discrimination", estime Stéphane Maugendre. Pour cette raison, le Gisti prépare un recours devant le Conseil d'Etat "pour que la circulaire soit annulée". Actuellement, l'ONG "examine" le document pour voir "s'il constitue une infraction pénale".
Le Parti socialiste a également estimé dimanche que la circulaire était le "symbole d'une politique xénophobe", demandant son retrait et demandant à la Commission européenne de poursuivre la France. "Je demande à la Commission européenne et à son président José Manuel Barroso d'engager une procédure d'infraction à l'encontre du gouvernement français pour que cesse le traitement indigne et la stigmatisation inacceptable des citoyens européens que sont les Roms", a écrit Harlem Désir, député européen et secrétaire national, dans un communiqué.
Les démantèlements des camps de Roms ont déjà valu à la France des accusations de "racisme d'Etat" et de "xénophobie". Depuis le tour de vis sécuritaire annoncé par le président Sarkozy fin juillet, plus d'un millier de Roms ont été reconduits en Roumanie et en Bulgarie soit de "manière volontaire", avec une aide de 300 euros par adulte et de 100 euros par enfant, soit de "manière contrainte", sans ce pécule. Face aux critiques, Eric Besson a assuré jeudi dans un communiqué que "la France n'a pris aucune mesure spécifique à l'encontre des Roms" qui, a-t-il prétendu, "ne sont pas considérés en tant que tels mais comme des ressortissants du pays dont ils ont la nationalité". La Commission européenne, qui a demandé des "informations" à Paris pour évaluer si les expulsés avaient bénéficié de tous les droits qui leurs sont garantis en matière notamment d'intégration, devrait rendre prochainement ses conclusions.
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