
Une économie de temps et de moyens, assortie d'un bénéfice d'un milliard d'euros pour l'Etat : c'est ce que permettrait la légalisation du cannabis, selon l'économiste Pierre Kopp. Professeur à l'université Panthéon-Sorbonne, il détaille les résultats de son étude sur l'impact d'une éventuelle légalisation dans un entretien paru ce mardi dans Le Monde.
Cannabis : Hollande n'assouplira pas les sanctions
Le candidat PS à la présidentielle a assuré vendredi matin sur Europe 1 qu'il ne reprendrait pas, s'il était élu, la proposition visant à transformer en contravention le délit de consommation de cannabis.
Publié le 20/04/2012
Il cultivait du cannabis "thérapeutique", il est dispensé de peine
Atteint de sclérose en plaques, un jeune homme qui faisait pousser chez lui de l'herbe pour apaiser ses douleurs, a été condamné lundi mais dispensé de peine par le tribunal correctionnel de Strasbourg.
Publié le 03/10/2011
Une majorité de Français opposés à la dépénalisation du cannabis
Près des deux tiers des Français (63%) sont opposés à la dépénalisation du cannabis, préconisée par des députés socialistes, alors que seul un tiers (36%) y est favorable.
Publié le 18/06/2011
Fillon ne peut "envisager une seconde" une dépénalisation du cannabis
Selon le premier ministre, la dépénalisation, préconisée par des députés socialistes, reviendrait à "légitimer, justifier et encourager l'usage" de cette drogue douce.
Publié le 17/06/2011
Le débat sur le cannabis relancé par les socialistes
Des députés PS, notamment Daniel Vaillant, prônent "une légalisation contrôlée" pour mieux lutter, disent-ils, contre les trafics.
Publié le 15/06/2011
"Il faut légaliser le cannabis pour en finir avec les dealers"
<b>Interview - </b> Dans un ouvrage à paraître mercredi, Stéphane Gatignon, maire de Sevran - plaque-tournante du trafic de cannabis en France-, et Serge Supersac, policier à la retraite, jugent la politique répressive actuelle inefficace et affirment que légaliser le cannabis mettrait un terme aux trafics.
Publié le 04/04/2011
Pour évaluer l'impact du coût de l'usage du cannabis pour la collectivité, Pierre Kopp affirme prendre en compte notamment les conséquences pour les finances publiques, des dépenses de répression, les profits des réseaux criminels...Selon lui, avec une légalisation, on pourrait épargner 300 millions d'euros de dépenses dues aux interpellations d'environ 80.000 personnes, et même davantage car il faudrait ajouter les dépenses dues aux gardes à vue, au fonctionnement des tribunaux et à l'exécution des peines. Cela permettrait d'encaisser une taxe approximativement égale à 1 milliard d'euros. "Au final, du temps et des moyens pourraient être réalloués à la prévention et à la lutte contre le trafic des autres drogues", estime-t-il.
La légalisation divise les politiques
Pierre Kopp compare aussi le coût de la politique de lutte contre le cannabis à celui d'une éventuelle autorisation. "Légaliser ne conduirait pas à une explosion de la consommation si la taxe fixée par l'Etat permettait de maintenir le prix actuel (environ 5,50 euros le gramme). Le prix est la variable essentielle: s'il était trop élevé, cela susciterait du trafic. S'il était trop bas, la consommation pourrait se développer. Il devrait en fait être un peu plus élevé qu'aujourd'hui pour compenser la disparition du risque que comporte l'achat (vol par le dealer, interpellation par la police, etc.)", estime l'économiste.
Cette étude relance le débat sur la légalisation, qui divise la classe politique française. L'ancien ministre PS de l'Intérieur Daniel Vaillant, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts Cécile Duflot, ou le maire EELV de Sevran, Stéphane Gatignon, y sont favorables. A l'instar des membres du gouvernement, le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement et Hervé Morin, président du Nouveau Centre, se sont, eux, déclarés hostiles à cette dépénalisation.
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