La Poste a pris cette décision temporaire "à la suite d'incivilités, notamment des vols de deux-roues et des agressions de facteurs" dans certaines rues du quartier Saint-Louis, selon son service de presse, sans pouvoir préciser le nombre d'usagers concernés et la date exacte de la prise de cette décision. "La Poste se doit de veiller à la sécurité du bien livré et à celle de son personnel", a ajouté cette source, qui met aussi en avant des problèmes de boîtes aux lettres et d'accès dans les habitations concernées.
"Avisés d'office", plusieurs habitants de ce quartier classé en zone urbaine sensible (Zus), qui en compte au total 5.000, sont obligés de se rendre dans le bureau de poste principal de la ville pour récupérer leur colis. Lundi après-midi, une vingtaine de personnes faisait la queue dès l'ouverture du bureau de poste, a constaté un journaliste de l'AFP. "Sur l'avis de passage, le facteur écrit s'être déplacé vendredi et que l'accès était possible. Mais la porte de l'immeuble était ouverte et j'étais chez moi ce jour-là", peste Aurore Desprez, 25 ans, qui dit avoir dû prendre une demi-journée de congé pour réceptionner son colis lundi.
Après avoir sollicité fin juin la direction de la Poste, un autre habitant du quartier a reçu pour réponse qu'"aucun objet n'était distribué à son adresse", celle-ci "faisant partie d'une zone urbaine sensible", dans un courrier que l'AFP a pu consulter.
Qualifiant la décision de la Poste de "discriminatoire", le maire (PRG) de la ville Eddie Aït envisage de saisir la justice et a écrit au président du groupe La Poste. Une réunion est prévue jeudi entre la direction de la Poste et le maire pour trouver des solutions, a précisé ce dernier à l'AFP.









