Le plan prévoit la "mobilisation des locaux et logements vacants, dont 50.000 en Ile-de-France et 50.000 dans les autres régions", précise le communiqué. "Il s'agirait de loger environ 300.000 personnes, qui sont sans abri, dans des habitats hors normes, hébergés dans des hôtels, vivant une forme d'errance et de ballotage social, ou reconnus prioritaires Dalo (Droit au logement opposable) et non relogés dans le délai de six mois fixé par la loi", estimant le coût de ce plan à environ 800 millions d'euros par an.
Un rapport du Sénat publié fin juin a relevé de nombreuses incohérences et faiblesses dans l'application du Dalo qui permet aux familles les plus démunies de saisir une commission pour se faire reloger par l'Etat. Or "la France compte suffisamment de logements vacants, public et privés, pour que l'on puisse cesser de faire endurer à un nombre toujours plus élevé de personnes vulnérables, les souffrances de la précarité du logement et de la rue", assure le Dal.
Dans son plan, l'association propose aussi "des mesures pour améliorer les conditions d'hébergement, et cesser d'alimenter le flux des sans abri": "améliorer la procédure de réquisition" des logements vacants, "cesser les expulsions sans relogement", "développer des formes d'hébergement autogérées"...










