Le gouvernement plaide la cause des boursiers

Par TF1 News (D'après agence), le 05 janvier 2010 à 11h49 , mis à jour le 05 janvier 2010 à 15h16

"N'ayez pas peur" de recruter des boursiers, dit Pécresse aux grandes écoles. Chatel se dit pour sa part "profondément choqué" par les réticences de la conférence des grandes écoles.

Les ministres de l'Education et de l'Enseignement supérieur ont réaffirmé mardi l'objectif d'intégrer 30% d'élèves boursiers dans les grandes écoles malgré la campagne qu'elles mènent contre cette mesure. La conférence des grandes écoles, dans un texte daté de décembre, s'inquiète de la baisse du niveau moyen que cet objectif, fixé par le gouvernement en novembre, pourrait entraîner. Lundi, le commissaire à la Diversité et à l'Egalité des chances, Yazid Sabeg, avait déjà réagi en dénonçant cette hostilité des grandes écoles. Cela revient à "jeter un regard plus que négatif, voire vindicatif sur ce que tente de faire le gouvernement et ce qu'a suggéré le président de la République et le Premier ministre", avait-il déclaré sur BFM.

"Imaginer que cela abaisserait le niveau parce qu'on ferait appel à des élèves de milieux défavorisés, je trouve cela profondément choquant", a renchéri mardi sur France Info le ministre de l'Education, Luc Chatel. L'objectif de 30% peut-il être imposé aux grandes écoles ? "Je le crois, je le souhaite et c'est la volonté du gouvernement de le faire", a-t-il insisté. "On ne peut pas continuer avec le système (...) où en classe de seconde, un enfant d'ouvrier a cinq fois moins de chance de se retrouver à côté d'un enfant de cadre trois ans après en classe préparatoire".

Sur Europe 1, la ministre de l'Enseignement Valérie Pécresse a assuré pour sa part aux grandes écoles que l'heure n'était pas aux quotas stricto sensu. "Je leur dis: 'soyez volontaristes, n'ayez pas peur d'essayer de changer vos méthodes de recrutement pour prendre des jeunes qui ont de la valeur", a-t-elle plaidé. "On ne mettra pas de quotas mais cela ne nous empêche pas d'avoir des objectifs ambitieux". "La question de l'ouverture sociale des grandes écoles mérite d'être posée. L'idéal républicain c'est que chaque père, chaque mère de France puisse se dire 'si mon enfant travaille bien, une grande école c'est aussi pour lui'", a-t-elle fait valoir.

Par TF1 News (D'après agence) le 05 janvier 2010 à 11:49
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7 Commentaires

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  • noukpi, le 06/01/2010 à 09h46

    Si vous avez raison cela veut dire que les pauvres sont de toute façon imcapable d'entrer dans les grandes écoles. Je ne savais pas que l'argent rendait intelligent. J'aurais pourtant presque pensé le contraire.

  • zareliachoutime, le 05/01/2010 à 19h10

    Je souhaite préciser que l'admission en grandes écoles se fait à plus de 80% par concours. Je ne vois pas comment les écoles peuvent 'choisir' leur candidats...Tout est géré au niveau national par informatique, et la sélection se fait selon les notes obtenues. Où se trouve le problème dans ce système ? Voulez-vous instaurer un concours spécifique aux boursiers ? Ceci serait alors de la discrimination. La seule solution pour avoir 30% de boursiers dans les écoles seraient d'aider les étudiants en difficultés à préparer les concours, mais je ne vois pas en quoi les écoles sont à condamner.

  • 27cyril, le 05/01/2010 à 19h05

    Il y a des Ecoles qui sont en évolution profonde. Sciences Po justement n'a plus 12% de boursiers comme vous l'écrivez mais déjà 20% et a un objetcif de 30% d'ici trois ans. ça devient concret.

  • h6henri, le 05/01/2010 à 18h35

    Tant qu'il ne s'agit pas d'aider les " boursiers traders " !!! ( sourire). Henri.

  • halx, le 05/01/2010 à 17h15

    30% de boursiers dans les grandes écoles? Et pourquoi pas 50% de femmes au sein du groupe UMP de l'Assemblée Nationale pendant que vous y êtes???

  • pilepoil13, le 05/01/2010 à 13h47

    Sur cette question, je suis d'accord avec le gouvernement (pour une fois !!). Il est évident que la sélection dans les grandes écoles se fait encore actuellement par le niveau social. Les élites aiment se reproduirent entre elles, ont voit ce que cela donne lorsque certaines d'entre elles se retrouvent à la tête du pays ou de grandes entreprises : complètement déconnectées de la réalité. Les boursiers représentent environ 30% des élèves en lycée et ne se retrouvent plus qu'à 12% à Sciences Po. par exemple. Qui pourrait prétendre qu'un élève venant d'un milieu défavorisé est moins apte à réussir qu'un autre "bien né" ? Dommage que les quotas ne soient pas imposés, car j'ai bien peur que cela ne reste un "voeu pieux" et "l'aération intellectuelle" nécessaire à ces grandes écoles risque de se faire attendre encore longtemps.

  • zoroastran, le 05/01/2010 à 13h43

    Dans les "boursiers" il faut retirer tous ceux qui l'obtiennent mais qui ne vont pas en cours! C'est rarement contrôlé, tout comme ceux qui obtiennent des appartements au crous et qui sont de simple salarié!

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