Les ministres de l'Education et de l'Enseignement supérieur ont réaffirmé mardi l'objectif d'intégrer 30% d'élèves boursiers dans les grandes écoles malgré la campagne qu'elles mènent contre cette mesure. La conférence des grandes écoles, dans un texte daté de décembre, s'inquiète de la baisse du niveau moyen que cet objectif, fixé par le gouvernement en novembre, pourrait entraîner. Lundi, le commissaire à la Diversité et à l'Egalité des chances, Yazid Sabeg, avait déjà réagi en dénonçant cette hostilité des grandes écoles. Cela revient à "jeter un regard plus que négatif, voire vindicatif sur ce que tente de faire le gouvernement et ce qu'a suggéré le président de la République et le Premier ministre", avait-il déclaré sur BFM.
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Sur Europe 1, la ministre de l'Enseignement Valérie Pécresse a assuré pour sa part aux grandes écoles que l'heure n'était pas aux quotas stricto sensu. "Je leur dis: 'soyez volontaristes, n'ayez pas peur d'essayer de changer vos méthodes de recrutement pour prendre des jeunes qui ont de la valeur", a-t-elle plaidé. "On ne mettra pas de quotas mais cela ne nous empêche pas d'avoir des objectifs ambitieux". "La question de l'ouverture sociale des grandes écoles mérite d'être posée. L'idéal républicain c'est que chaque père, chaque mère de France puisse se dire 'si mon enfant travaille bien, une grande école c'est aussi pour lui'", a-t-elle fait valoir.
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