Le nouveau face à face des sans-logis avec la police

le 17 août 2011 à 06h43 , mis à jour le 17 août 2011 à 11h32

En signe de protestation, une cinquantaine de sans-abri ont dormi devant un immeuble parisien squatté, devant la police qui n'est pas intervenue. Depuis un mois, l'association Droit au logement a engagé un bras de fer avec les pouvoirs publics pour que ces 13 familles soit relogées comme la loi l'exige.

Le Collectif Jeudi noir, depuis fin décembre dans un immeuble vide proche de l'Elysée, attendent une intervention policière après une décision judiciaire.Image d'archives. © LCI

Une cinquantaine de sans-abri se sont installés mercredi à 0h30 sur un trottoir rue de la Banque, dans le IIe arrondissement de Paris. A l'appel de l'association Droit au logement (Dal), les sans-abri membres de 13 familles avec 25 enfants se sont installés dans des sacs de couchage, sans gêner la circulation automobile et sans faire de bruit, devant un immeuble squatté depuis janvier 2007 par l'association, tandis que d'autres personnes se sont réfugiées dans le bâtiment.

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"Pour le moment, nous sommes là en observateurs" a indiqué un officier de police. Cinq fourgons de police ont été dépêchés sur place. Depuis le 5 août, les militants du DAL se sont installés à trois reprises devant le même immeuble avant d'être délogés par la police. "On m'a dressé un procès-verbal pour manifestation non-déclarée" a affirmé le porte-parole et fondateur du Dal, Jean-Baptiste Eyraud, qui entend "maintenir la pression sur le gouvernement pour que l'on trouve une solution pour ces gens".

Plainte déposée contre la police 

Ces familles sans-logis campent pendant la journée dans le square Boucicaut (VIIe arrondissement) depuis le 16 juillet, mais ne sont pas autorisées à y passer la nuit. Des manifestations sont organisées quasi quotidiennement à Paris pour réclamer des logements à l'Etat, accusé de ne pas respecter la loi Dalo sur le droit au logement opposable.

Des sans-abri et Jean-Baptiste Eyraud ont accusé des policiers d'avoir utilisé des gaz lacrymogènes contre des familles lors d'une manifestation dimanche matin à Paris et ont déposé plainte mardi auprès de l'Inspection générale des services (IGS). Le directeur de cabinet du préfet de police de Paris Jean-Louis Fiamenghi a lui fermement démenti auprès de l'AFP la moindre utilisation de gaz lacrymogènes.

le 17 août 2011 à 06:43
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6 Commentaires

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  • henri_bambelle, le 18/08/2011 à 14h59

    Le citoyen de base a du mal à comprendre que des associations subventionnées par l'Etat puissent ainsi se révolter contre l'Etat. Il faudra expliquer ce genre de paradoxe avant les scrutins importants de 2012, sinon on aura de grosses surprises.

  • aphrael250, le 17/08/2011 à 15h53

    Je suis certaine que vous connaissez la réponse

  • mcg35, le 17/08/2011 à 15h01

    Et si Monsieur Eyraud et les membres du DAL prenaient ces familles chez eux, et à leurs frais??? Ils montreraient l'exemple ...

  • urbacircus, le 17/08/2011 à 14h26

    Ils viennent d'où ces sans abris?

  • inedis, le 17/08/2011 à 14h06

    Et bien que les personnels de l'association du droit au logement les prennent chez elles. La police n'aura pas à aller les déloger.

  • szabo joseph, le 17/08/2011 à 13h04

    Pendant ce temp la certain en profite d un bon repassss sur le benifice du logement

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