Quatre semaines après la rentrée, la grogne gagne l'Education nationale. Ce mardi, pour la première fois , les cinq fédérations syndicales des établissements privés sous contrat ont même décidé de se joindre aux salariés du public. Des enseignants qui pourront compter sur le soutien des parents. Classes surchargées, postes supprimés..., les internautes de TF1 News ont été nombreux à témoigner des couacs de rentrée. Quelques-uns de leurs témoignages.
Enseignants : forte mobilisation, Sarkozy relativise
Les enseignants du privé ont massivement fait grève mardi, une première, s'unissant à leurs collègues du public, avec 110.000 à 170.000 manifestants dans toute la France contre les suppressions de postes.
Publié le 27/09/2011
Le ras-le-bol des profs du privé
<b>Témoignages -</b> Mardi, les enseignants du privé battront le pavé à côté de leurs collègues du public. Eux-aussi veulent protester contre les suppressions de postes et les classes surchargées. TF1 News a recueilli leurs doléances.
Publié le 26/09/2011
Les enseignants unis dans la rue
Signe d'un profond malaise dans l'Education, un front uni des syndicats du public et du privé, appelle à une grève massive mardi pour dénoncer la "dégradation" de l'école.
Publié le 27/09/2011
Pression scolaire : quand les parents souffrent aussi
Les effets pervers de la pression scolaire sur les familles des milieux populaires sont au coeur de la journée du refus de l'échec scolaire organisée mercredi par l'Afev. L'association plaide pour un rapport "plus détendu et positif" aux apprentissages.
Publié le 21/09/2011
Education : public-privé, tous ensemble dans la rue
Les enseignants ont été nombreux mardi à manifester leur mécontentement face aux suppressions de postes dans l'Education nationale. Et pour la première fois les syndicats du privé et du public ont défilé ensemble, rejoints par des parents d'élèves.
Publié le 27/09/2011
Education : le public et le privé font cause commune
Les enseignants seront en grève mardi, première mobilisation de l'année contre les suppressions de poste. Signe que le malaise est profond, les syndicats du privé s'associent au public.
Publié le 26/09/2011
Adriawi : L'école où sont inscrits mes deux enfants a deux classes par niveau. Cette année, vu le boom des CP, il a été prévu quatre classes de CP de 20/22 élèves. Seul problème, si l'école compte quatre classes de CP, mon fils qui est en CE2 se retrouve à la rentrée sans maîtresse et sans classe. La vingtaine d'élèves a été dispersée à droite et à gauche.
Maria : Dans la classe de CE1 de mon fils, pas de livre de mathématiques et un livre de français pour deux élèves.
Wake : L'inspection académique découvre une semaine après la rentrée que la classe de CP de l'école primaire est surchargée. Un remaniement de toutes les classes est donc fait : du CP au CM2, en passant certaines à double niveau. Si, sur le principe, en tant que parents nous comprenons, c'est un peu cavalier de le découvrir dans un petit mot glissé dans le cahier de liaison le vendredi soir, , pour une application dès le lundi matin, soit le 12 septembre.
Hugues : Mon fils est en petite section de maternelle où une classe a été supprimée, il se retrouve donc dans une classe à trois niveaux. Autre inconvénient, le côté maternelle a été fermé et les petits se retrouvent avec les primaires. Ubuesque, une nouvelle aire de jeux avait été construite côté maternelle et donc les enfants ne peuvent en profiter !
Une maman de Seine-Maritime : La demande d'AVS (auxiliaire de vie scolaire) pour ma fille de 10 ans qui a des difficultés scolaires a été refusée. Impossible dans une classe de 30 élèves pour l'institutrice de s'occuper d'elle. Alors on fait quoi ? Il faut trouver une classe CLISS (une classe d'intégration scolaire), alors qu'elle pourrait suivre un cursus scolaire normal si elle était accompagnée !
Cécile : Je suis Belge et mère de quatre filles. Les trois ainées ont suivi leur scolarité en Belgique. La dernière vient de faire son entrée au collège en France : je suis abasourdie par le poids de son cartable. Nous l'avons pesé une semaine après la rentrée : 12 kilos !
Des parents d'Angles : Nous découvrons le jour de la rentrée, que l'école publique de la commune d'Angles, en Vendée, risque de perdre une classe le jeudi pour un élève. L'école compte six classes pour 136 élèves, soit le seuil de fermeture d'une classe. Un enfant est attendu au 1er octobre, mais l'Inspection académique refuse de le prendre en compte dans les effectifs.
Yannick : Je vis dans une commune de plus de 8.000 habitants à Questembert dans le Morbihan où tous les enfants ont fait leur entrée en primaire. Deux jours après, une classe est fermée sans aucune précision.
Bruno : Suppression par le Conseil général de Meurthe-et-Moselle d'un bus de collégiens sur le village de Prény. Deux kilomètres à faire pour les enfants, le long d'une route départementale sans trottoir, avec des cartables de plus de 10 kilos sur le dos !
Irène : L'assouplissement de la carte scolaire et les dérogations trop souvent accordées ont des effets pervers. L'école parisienne de ma fille, dans le XVe, se retrouve avec des classes surchargées alors que d'autres écoles du même arrondissement se retrouvent avec 17 élèves par classe !
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Enseignants : forte mobilisation, Sarkozy relativise

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