Image d'archives © TF1/LCILes syndicats d'enseignants avaient dénoncé la semaine dernière un "étiquetage" des élèves pouvant "compromettre l'estime de soi". Face au début de polémique, le ministère de l'Education fait marche arrière. Son projet d'évaluer dès 5 ans les élèves présentant des difficultés d'apprentissage et de comportement ne comportera plus certains qualificatifs très décriés, a indiqué mardi la secrétaire d'Etat à la Jeunesse Jeannette Bougrab.
Un animateur de maternelle mis en examen pour des agressions sexuelles
Les faits dénoncés par les victimes se sont produits à la garderie d'une école maternelle de Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne, sur des enfants nés en 2008.
Publié le 25/05/2012
Un élève sur cinq a du mal à écrire en sixième
La question d'une possible baisse du niveau des élèves est un serpent de mer de l'Education nationale. Mais dans son "Portrait social" 2011, l'Insee avance des chiffres alarmants : le nombre d'élèves français ayant des difficultés à manier la langue et l'écrit progresse.
Publié le 16/11/2011
"Il faut sanctuariser l'école maternelle"
Interview - La proposition de loi de la sénatrice PS Françoise Cartron, visant à rendre obligatoire l'école dès 3 ans, sera débattue jeudi soir à la haute assemblée. Objectifs : protéger ces écoles des coupes budgétaires et garantir l'égalité des chances à tous les enfants.
Publié le 03/11/2011
Dès 5 ans, les élèves pourront être classés "à risques"
Le ministère de l'Education va mettre en place une évaluation des enfants en maternelle en fonction de leurs comportements et capacité d'apprentissage. Un syndicat dénonce un "tri" et un "étiquetage des enfants".
Publié le 13/10/2011
Maternelle : les enfants de 5 ans bientôt évalués ?
Le ministère de l'Education va mettre en place le mois prochain une évaluation des enfants à risque dès 5 ans. Il s'agit de repérer les éléments en difficulté en fonction de leur comportement et de leur capacité d'apprentissage.
Publié le 13/10/2011
Selon le projet initial, intitulé "Aide à l'évaluation des acquis en fin d'école maternelle", les enseignants devaient classer les élèves dans trois catégories: "RAS" (rien à signaler), "risque" et "haut risque", à l'issue d'une phase de "repérage" entre novembre et décembre sur "le comportement à l'école, le langage, la motricité et la conscience phonologique" des élèves. Les termes "risque" et "haut risque" avaient particulièrement choqué syndicats d'enseignants, parents et spécialistes de l'enfance.
"Une maladresse"
Face à la levée de bouclier, l'Education nationale s'amende. "Il est une maladresse qu'il faut reconnaître dans ce document de travail: c'est celle de ses termes, dont la connotation est en totale opposition avec la finalité du dispositif et d'ailleurs, Luc Chatel s'est engagé immédiatement à les faire disparaître de ce document de travail", a dit la secrétaire d'Etat, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "C'est un document de travail qui n'a rien de définitif" et dont "le but" est d'"identifier les fragilités des élèves qui connaissent des difficultés dans l'apprentissage des fondamentaux et de les aider dès la grande section de maternelle", a-t-elle ajouté. "Il faut prévenir l'échec scolaire (et) les discriminations".
Jeannette Bougrab répondait à la députée PS Martine Faure qui a demandé si le gouvernement allait "renoncer à ce funeste projet". "Ce n'est pas une évaluation, il n'est aucunement question de classer les élèves en maternelle, il n'y aura aucune remontée nationale des résultats qui ne seront pas inscrits dans le livret scolaire", a assuré Mme Bougrab. "Les données resteront à l'échelle de la classe, elles ne seront conservées que le temps nécessaire à la mise à disposition des dispositifs pédagogiques", a-t-elle ajouté.
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