© TF1/LCINicolas Sarkozy avait apporté publiquement son soutien à ce projet. Les députés ont adopté mercredi la proposition de loi UMP d'Eric Ciotti sur l'encadrement de type militaire des mineurs délinquants. Cette idée fait partie des 50 mesures d'un rapport de ce député chargé des questions de sécurité à l'UMP qui a été remis avant l'été au chef de l'Etat sur l'exécution des peines pénales. Le texte a été adopté mercredi à l'Assemblée nationale par 224 voix contre 152. Il sera ensuite transmis au Sénat. Le PS et le groupe GDR (PCF, PG, EELV) ont voté contre. Le Nouveau Centre a voté pour "bien que dubitatif sur certains aspects de la loi", a déclaré le député Philippe Folliot, Nouveau Centre.
L'encadrement militaire des mineurs délinquants s'appliquera le 1er janvier
La loi instaurant un encadrement de type militaire des mineurs délinquants, issue d'une proposition du député UMP Eric Ciotti, a été publiée mardi au Journal officiel pour une entrée en vigueur au 1er janvier.
Publié le 27/12/2011
Encadrement militaire des mineurs délinquants : le Sénat dit non
La commission des Lois du Sénat a rejeté mercredi la proposition de loi du député UMP Eric Ciotti prévoyant l'encadrement de type militaire des mineurs délinquants et déjà adoptée par l'Assemblée nationale. Ce qui laisse présager un rejet en séance.
Publié le 19/10/2011
Mineurs délinquants : Sarkozy veut un "encadrement militaire"
Le chef de l'Etat a validé, mardi, lors d'un discours à Réau, une grande partie des mesures préconisées par le député UMP Eric Ciotti pour juguler la délinquance des mineurs. Il a aussi annoncé la création de 30 000 places de prisons d'ici 2017..
Publié le 13/09/2011
De nouvelles mesures pour juger plus vite les mineurs délinquants
Le ministre de la Justice Michel Mercier a présenté mercredi des mesures visant à "réduire les délais de jugement des mineurs délinquants", comportant la possibilité de faire juger les récidivistes de 16 à 18 ans par un tribunal correctionnel spécialement composé.
Publié le 02/03/2011
Prison pour les parents de mineurs délinquants : Ciotti renonce
Le secrétaire national de l'UMP en charge de la Sécurité, Eric Ciotti, renonce à proposer de mettre en prison les parents de mineurs délinquants qui ne respecteraient pas les obligations imposées par la justice. Il préconise désormais une amende.
Publié le 10/10/2010
Mineurs délinquants : les magistrats septiques aux propositions de Sarkozy
Suite aux annonces de Nicolas Sarkozy sur le durcissement de l'exécution des peines, Christophe Régnard, Président de l'Union Syndicale des Magistrats, et Jean-Pierre Rozencweig, Président du tribunal de Bobigny pour enfants, estiment que ces mesures ne règleront pas le problème de la récidive notamment.
Publié le 13/09/2011
Royal "fera en 2012 l'encadrement militaires des délinquants mineurs"
Le député UMP Eric Ciotti a conseillé samedi à Ségolène Royal de "relire la constitution" alors qu'elle avait estimé que sa proposition de loi visant à encadrer militairement les mineurs délinquants pouvait être appliquée sans passer par une loi. La candidate à la primaire PS a répliqué dimanche, réitérant son idée.
Publié le 31/07/2011
Les mineurs délinquants placés en "lieux de vie"
Ni foyer ni famille d'accueil, le "lieu de vie" est une structure qui accueille temporairement des mineurs délinquants au sein d'une famille dont les parents sont des éducateurs spécialisés. Thibault Malandrin a suivi le quotidien d'une de ces familles dans le Nord-Pas-de-Calais, il est l'invité de Romain Hussenot.
Publié le 22/11/2010
Des mineurs de plus de 16 ans, 200 par an selon les estimations, pourront se voir proposer un service "citoyen", d'une durée de 6 à 12 mois au sein d'un Etablissement public d'insertion de la Défense (Epide). Ségolène Royal, qui défend depuis 2006 l'idée d'un encadrement militaire, voulait elle encadrer 5.000 mineurs délinquants. Le garde des Sceaux, Michel Mercier, a expliqué que cette mesure de "bon sens" serait mise en oeuvre "dès février 2012" dans trois établissements : Belfort, Val-de-Reuil (Eure) et Bourges, puis dans 15 centres d'ici le mois de juin. Il s'est attaché tout au long de la discussion du texte à déminer les objections soulevées par la commission de la Défense de l'Assemblée, qui dans un mouvement d'humeur inédit depuis dix ans avait rejeté le texte, traduisant une certaine inquiétude des milieux proches des militaires.
Des structures "civiles"
Les Epide sont des "structures civiles", a rappelé le ministre. Ils accueillent depuis 2005 déjà des majeurs au titre du dispositif "Défense deuxième chance". Michel Mercier a assuré qu'il s'agissait d'une "structure particulièrement adéquate", loué les compétences des personnels et assuré qu'ils recevraient une formation spécifique. Ceux-ci s'inspirent aussi "des méthodes des travailleurs sociaux", a-t-il fait valoir. La moitié des personnels des Epide sont "d'anciens militaires", selon Eric Ciotti. Mais, si les Epide ont "le label Défense", explique le député UMP Patrick Beaudouin, il ne s'agit pas de demander aux militaires "de jouer les sergents-chefs redresseurs de torts".
Les députés de l'opposition ont tous taxé ce texte d'"électoraliste". "Cette proposition de loi 'made in Droite Populaire' et appuyée par le président de la République fera date", a ironisé le député écologiste Noël Mamère. Jean-Jacques Urvoas (PS) a lui affirmé que 100 à 130 postes de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) seraient supprimés dans le budget qui vient. Julien Dray (PS) a carrément accusé la droite de "petite manoeuvre politicienne" pour faire "jouer des contradictions" entre socialistes sur la sécurité en plein débat de la primaire.
Mercredi, M. Folliot a relayé les inquiétudes sur le mélange d'une population de mineurs avec une population de majeurs qui bénéficient du dispositif "Défense deuxième chance" au sein des Epide. "Il faut savoir donner les moyens à la justice de faire appliquer ses décisions pour les mineurs", a aussi lancé M. Folliot. Charles de Courson et Jean Dionis du Séjour se sont abstenus. "Comment pouvons-nous être contre une proposition qui va sauver des centaines de jeunes délinquants?", a au contraire plaidé Jacques-Alain Bénisti pour l'UMP. A l'UMP, la députée Françoise Hostalier a voté contre, ainsi qu'André Wojciechowski, et quatre députés se sont abstenus. Au cours des débats, le garde des Sceaux, Michel Mercier, avait annoncé que cette mesure serait mise en oeuvre "dès février 2012" dans trois établissements : Belfort, Val-de-Reuil (Eure) et Bourges, puis dans 15 centres d'ici le mois de juin.
Le débat sur la sécurité et la justice ne sera pas clos avec ce texte puisque dans les semaines qui viennent, l'Assemblée examinera un projet de loi de programmation sur l'exécution des peines, qui doit inclure la création de 30.000 places supplémentaires de prison, comme l'a annoncé le chef de l'Etat à la mi-septembre. Il pourrait aussi inclure la mise en place des prisons différenciées suivant la longueur et la lourdeur des peines.
Retour MYTF1
L'encadrement militaire des mineurs délinquants s'appliquera le 1er janvier
Chargement en cours...




