Image d'archives © TF1Des progrès, mais peut mieux faire. Dans l'édition 2011 du classement de Shanghaï, publiée dimanche, la France a gravi quelques échelons, mais reste à la traîne, avec seulement trois établissements présents dans le top 100. Il s'agit de Paris-Sud Orsay, qui figure à la 40e place, soit cinq de plus que l'année passée, Pierre-et-Marie-Curie est à la 41e place, soit deux de moins qu'en 2010 et l'Ecole normale supérieure (ENS-Ulm) au 69e rang, gagnant deux places.
"Nous récoltons les fruits des efforts enclenchés, des investissements, de la qualité de nos enseignants et de nos chercheurs, des réformes de structures qui ont été faites avec la loi LRU, avec, cette année, des progrès sensibles pour la France", a estimé le ministre de l'Enseignement et de la recherche Laurent Wauquiez dans un entretien aux Echos mardi.
Les Anglo-saxons en tête
Les Etats-Unis campent 17 des 20 premières places du palmarès de Shanghaï. L'université américaine Harvard conserve la première place du podium. Stanford a quant à elle repris la deuxième position, cédée en 2010 à Berkeley. Suivent ensuite le Massachusetts Institute of Technology (MIT), sur la troisième marche. Trois universités britanniques figurent dans le top ten, Cambridge (5e) et Oxford (10e) étant rejointes par le University College de Londres (20e).
Diffusé depuis 2003, ce classement mondial est aussi attendu que critiqué, notamment en Europe et en France, car les critères retenus défavorisent les universités européennes. Ces critères retiennent essentiellement la performance en matière de recherche, au détriment de la formation. Le nombre de prix Nobel, de médailles Fields et d'articles publiés sont déterminants. Mais le classement de Shanghaï ne considère que les publications dans des revues anglo-saxonnes. La France en pâtit d'autant plus que la recherche y dépend à la fois des universités et des organismes de recherche.
Du 23 au 30 juillet, une délégation des chercheurs qui publient ce classement annuel s'était rendue en France, pour y étudier les regroupements en cours d'universités et de grandes écoles. La délégation avait été reçue par les responsables de quatre pôles: l'Université de Lorraine, Aix-Marseille Université, "Paris Sciences et Lettres" et l'Université de Bordeaux. Une seconde mission doit être organisée à l'automne. Laurent Wauquiez a pour sa part réaffirmé sa volonté "d'accélérer le projet de classement européen U-Multirank", qui devrait permettre de "pallier certaines limites du classement de Shanghaï."
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