Aucun maire ne pourra être dispensé de l'obligation de célébrer un mariage homosexuel quand la loi prévue par le gouvernement de gauche français sera entrée en vigueur, a dit jeudi la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem. Un mouvement conduit par des élus de droite appelle les maires à invoquer un problème de conscience pour refuser de célébrer des unions entre personnes de même sexe. L'opposition est également vive de la part de certaines personnalités de l'église catholique.
Najat Vallaud-Belkacem a exclu toute exception pour les maires réticents. "C'est juridiquement impossible. Je vous rappelle que chacun est censé connaître, appliquer la loi et cela vaut tout particulièrement pour ceux qui ont été élus par les Français".
"Les maires sont tenus par cette obligation et si le projet de loi est adopté et si la loi existe demain, il leur faudra évidemment procéder à ce mariage comme tous les autres", a-t-elle ajouté.
Une autre loi pour la procréation médicalement assistée
Le projet présenté fin octobre en conseil des ministres prévoit que les homosexuels français pourront se marier et adopter, mais ne prévoit pas en l'état un accès à la procréation médicalement assistée, et n'évoque pas une éventuelle légalisation de la gestation pour autrui, les "mères porteuses". Najat Vallaud Belkacem a souligné que la procréation médicalement assistée pourrait faire l'objet d'une autre loi ou être abordée dans le débat parlementaire de l'actuel projet.









