Vous n'avez pas pu échapper au phénomène « Métronome », l'œuvre littéraire de Lorànt Deutsch dont le succès en librairie (déjà 2 millions d‘exemplaires vendus) a fait naître une émission télévisée et une bande dessinée. "L'histoire de France au rythme du métro parisien" a séduit des milliers de lecteurs mais ne fait pourtant pas que des heureux, surtout dans les rangs du parti communiste français. Le groupe PCF-parti de gauche du Conseil de Paris a déclaré jeudi dernier qu'il souhaite que la ville de Paris cesse d'en faire la promotion, reprochant notamment au livre de contenir "de très nombreuses erreurs, affabulations et inventions historiques" et d'avoir été rédigé par un auteur "orienté idéologiquement". Lorànt Deutsch récuse aujourd'hui ces accusations.
Loràant Deutsch, l'acteur conteur
L'acteur se pose en passionné de l'Histoire de France et tente de désamorcer le conflit : "L'Histoire ne peut pas être un instrument politique. Ce que j'ai voulu, c'est la raconter (...). Je ne suis ni un idéologue, ni un faussaire historique, mais un amoureux de l'Histoire, avec toutes ses cicatrices, et ce sont ces élus du Front de gauche qui ont une vision terriblement orientée. Mais, moi, je respecte leur éclairage. Qu'ils respectent le mien".
Selon Lorànt Deutsch, la polémique est partie de l'acharnement de William Blanc, un doctorant de la Sorbonne qui tente depuis six mois de détruire son travail. L'accusé préfère ironiser sur la situation : "Ce n'est pas grâce à ses vidéos amateurs sur Paris qu'il se serait fait connaître. Je me félicite qu'il le soit maintenant grâce à moi".
En plus des inventions historiques que l'on pourrait trouver dans son ouvrage, Alexis Corbière, l'un des proches de Jean-Luc Mélenchon, dénonce la vision orientée de l'auteur de Métronome qui n'a jamais caché sa nostalgie envers la monarchie. "Je ne veux pas tomber dans ce piège, rétorque l'acteur. "J'ai dit que j'étais royaliste mais je ne suis pas un militant politique. Je suis un enfant de la République, j'aime mon pays. Je veux bien débattre de mon livre avec des historiens mais pas avec des militants politiques. "











