Une cinquantaine de personnalités, dont Abd Al Malik, Boris Cyrulnik ou Stéphane Hessel, ont signé un "Pacte contre l'échec scolaire" publié jeudi dans Libération et lancé par l'Afev, une association d'étudiants bénévoles faisant du soutien dans les quartiers populaires. Ce pacte, qui avait fait l'objet d'une première mouture après la "quatrième journée de refus de l'échec scolaire" organisée en septembre 2011 par l'Afev, sera présenté aux candidats à l'élection présidentielle. Il est consultable en cliquant ici.
Ils ont battu le pavé pour défendre l'école
Les enseignants ont manifesté mardi à Paris dans le cadre d'une journée de grève. Objectif de cette mobilisation : obtenir le retrait du projet de réforme de l'évaluation des enseignants et dénoncer les 14.000 suppressions de postes de la rentrée 2012.
Publié le 31/01/2012
Le plan Sarkozy "contre l'échec scolaire"
Suppression des ZEP et de la carte scolaire, rémunération au mérite ou places réservées en prépa, le président de l'UMP détaille au Figaro quelques pistes de réforme de l'Education. Le parti majoritaire tient mercredi une convention sur le sujet.
Publié le 22/02/2006
"Il faut sanctuariser l'école maternelle"
Interview - La proposition de loi de la sénatrice PS Françoise Cartron, visant à rendre obligatoire l'école dès 3 ans, sera débattue jeudi soir à la haute assemblée. Objectifs : protéger ces écoles des coupes budgétaires et garantir l'égalité des chances à tous les enfants.
Publié le 03/11/2011
Pression scolaire : quand les parents souffrent aussi
Les effets pervers de la pression scolaire sur les familles des milieux populaires sont au coeur de la journée du refus de l'échec scolaire organisée mercredi par l'Afev. L'association plaide pour un rapport "plus détendu et positif" aux apprentissages.
Publié le 21/09/2011
L'école primaire part en guerre contre le sexisme
Depuis un mois, 35.000 élèves parisiens du CP et du CE1 sont sensibilisés aux clichés sexistes.
Publié le 10/01/2012
Education : le redoublement n'est pas une fatalité
Faut-il supprimer le redoublement en France ? Près de 38 % des élèves ont déjà redoublé à l'âge de 15 ans. Une pratique bien française dont l'efficacité est contestée et qui coûte très cher à l'Etat.
Publié le 12/12/2011
Echec scolaire : l'école de la seconde chance, un dispositif efficace
Chaque année, 180 000 jeunes décrochent et quittent l'école sans diplôme. L'école de la seconde chance permet aux élèves en échec scolaire de s'en sortir. Et, pour les plus volontaires, d'obtenir in fine un diplôme. Reportage à Tours (Indre-et-Loire).
Publié le 21/09/2011
Selon l'association, la France connaît "un échec scolaire massif" notamment parce que "notre système scolaire est caractérisé par une forte pression sur les élèves et leurs parents et par une compétition qui créent de la souffrance et nuisent à son efficacité". Il faut donc "passer d'un système de 'sélection' à un modèle de 'promotion', d'où chaque enfant, quelles que soient ses difficultés et ses appétences, pourra sortir avec la qualification et les compétences nécessaires (...) avec un rapport confiant aux apprentissages et une image positive de soi".
"Réinventer le collège unique"'
Pour cela, le pacte affiche trois axes: "en finir avec l'amalgame effort et souffrance", "réinventer le collège unique", et "pour une orientation choisie en filière professionnelle". Pour ne pas confondre effort et souffrance, il prône en primaire de remplacer les notes par une évaluation, une des revendications phares de l'Afev. Plus généralement, il faut "intégrer le travail personnel au temps scolaire afin de ne plus laisser les plus fragiles seuls face à leurs devoirs". Le collège doit lui être "repensé comme le prolongement de l'école primaire", notamment en limitant les premières années le nombre d'intervenants. Passer d'un maître en CM2 à dix professeurs en 6e, "ce n'est pas bon pour les enfants, il faut une gradation en début de collège", a expliqué à l'AFP le neuropsychiatre Boris Cyrulnik.
Dans ses voeux la semaine dernière au monde de l'éducation, Nicolas Sarkozy avait suggéré la même idée. "Entre un élève de CM2 avec un enseignant unique et l'élève de 6e avec des enseignants multiples dans un établissement qu'il ne connaît pas, la rupture est trop brutale. Il faut organiser un continuum entre ces deux niveaux", a-t-il dit. Enfin, la revalorisation de la filière professionnelle nécessite un "plan global" dont le financement "pourrait s'appuyer sur la refonte de la taxe d'apprentissage", selon l'Afev, qui ne fait aucune référence à la réforme du lycée professionnelle entamée en 2008.
Outre les trois signataires déjà cités, le pacte est aussi soutenu par l'écrivaine Annie Ernaux, l'ex-ministre Claudie Haigneré, le généticien Axel Kahn, l'artiste Annette Messager, le journaliste Harry Roselmack, l'ex-footballeur Vikash Dhorasoo, l'athlète Yohann Diniz ou le pédopsychiatre Marcel Rufo.
| Chatel défend ses "actes" |
Le ministre de l'Education, Luc Chatel, a déclaré qu'il préférait "les actes au pacte" après la publication d'un "Pacte contre l'échec scolaire" : "Je crois plus aux actes qu'au pacte. C'est bien que des personnalités de la société civile, des intellectuels, se fassent le relais des préoccupations. Le rôle des ministres, c'est d'agir", a-t-il déclaré à l'AFP. "La France est l'un des pays qui investit le plus dans son système éducatif, 7% du PIB, plus que la moyenne des pays de l'Union européenne et de l'OCDE. |
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