Lors de la primaire socialiste cet automne, François Hollande avait assuré qu'il créerait 60.000 postes dans l'Education nationale (enseignants et autres) sur cinq ans, s'il était élu président. Une proposition qu'il a confirmée depuis, notamment fin novembre au Salon de l'éducation. Sans se référer explicitement à ce projet, Nicolas Sarkozy y a répondu jeudi lors de ses voeux aux acteurs de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Un terme résume sa pensée : "irresponsable". Et il en a profité pour esquisser son programme de très probable futur candidat en matière d'éducation, qui devrait constituer l'une de ses priorités pendant sa campagne, en plaidant notamment pour une redéfinition du métier d'enseignant.
Les élèves privés de devoirs pendant deux semaines ?
La FCPE, principale fédération de parents d'élèves, et l'Institut coopératif de l'école moderne, appellent à une "quinzaine sans devoirs" à la maison. Le ministre de l'Education parle de "démagogie".
Publié le 26/03/2012
Ils ont battu le pavé pour défendre l'école
Les enseignants ont manifesté mardi à Paris dans le cadre d'une journée de grève. Objectif de cette mobilisation : obtenir le retrait du projet de réforme de l'évaluation des enseignants et dénoncer les 14.000 suppressions de postes de la rentrée 2012.
Publié le 31/01/2012
Hollande contraint de préciser son projet après la critique de Hamon
Le candidat PS a affirmé que les créations de 60 000 postes dans l'Education ne se feraient pas au dépens de supressions dans ce secteur, contrairement à ce qu'affirmait son conseiller au budget Jérome Cahuzac, mais d'autres domaines de la fonction publique. François Hollande a demandé à ses amis d'arrêter les critiques.
Publié le 18/01/2012
L'aile gauche du PS met la pression sur Hollande, la droite en profite
Benoît Hamon estime que la création de 60.000 postes dans l'Education doit être réelle et non pas se faire au détriment d'autres secteurs publics. Jérôme Cahuzac, chargé des finances chez Hollande a affirmé lundi qu'il n'y aurait pas de postes créés dans la fonction publique d'Etat.
Publié le 17/01/2012
Le mercredi, c'est sans papa/maman pour un quart des écoliers
Ecole le matin, centre aéré l'après-midi : un élève de primaire sur quatre ne voit pas ses parents de la journée, et ne les retrouve que le soir, révèle une étude publiée jeudi. Une proportion qui s'envole en région parisienne et lorsque les parents sont des cadres.
Publié le 29/09/2011
Chatel va rétablir les leçons de morale en primaire
Le ministre de l'Education assure qu'il souhaite rétablir les leçons de morale dans les classes de primaire et annonce une circulaire imminente sur ce sujet, dans une interview publiée dans Le Parisien.
Publié le 31/08/2011
Stages gratuits avant la rentrée pour les écoliers parisiens
Des stages gratuits de pré-rentrée démarrent à partir de lundi dans l'académie de Paris, d'abord pour des lycéens puis pour des écoliers de CM1 et CM2, selon le rectorat de la capitale.
Publié le 21/08/2011
Ecole : les nouvelles sanctions
Des tâches d'intérêt commun vont être intégrées dès la rentrée prochaine dans l'arsenal des sanctions pouvant s'appliquer aux élèves. Leur but : responsabiliser les élèves sans les faire "décrocher", en évitant notamment toute exclusion de longue durée.
Publié le 26/06/2011
Ils sont prêts à payer leur instituteur pour éviter la fermeture d'une classe
Les habitants de Puy-Saint-Vincent, dans les Hautes-Alpes, vont créer une association qui prendra en charge le salaire de l'instituteur pour éviter la fermeture de l'unique classe de maternelle du village, décidée par l'inspection académique.
Publié le 07/06/2011
Luc Chatel espère "autant de classes" dans le primaire en 2012 qu'en 2011
Après 1.500 fermetures prévues à la rentrée prochaine, le ministre de l'Education nationale souhaite qu'il y ait "autant de classes" dans le primaire en 2012 qu'en 2011. Il le dit dans le JDD.
Publié le 29/05/2011
Chatel confirme la fermeture de 1.500 classes de primaire
Le ministre de l'Education affirme que les classes ne seront pour autant pas plus surchargées que dans les années 1990. Cette annonce devrait envenimer les tensions avec les parents d'élèves et les enseignants.
Publié le 26/04/2011
"Je veux le dire comme je le pense : imaginer la recréation de postes dans l'Education nationale, c'est irresponsable, compte tenu de la situation financière de notre pays", a affirmé le chef de l'Etat devant environ 2000 personnes réunies sur le site du Futuroscope, à Chasseneuil-du-Poitou. "La paupérisation est un problème immense pour la société française. Il faut continuer à réévaluer la condition enseignante", a-t-il poursuivi. "Mais réfléchissez en tant que citoyen. Si nous augmentons le nombre d'enseignants, est-ce que vous croyez que la société française aura les moyens de faire l'augmentation du nombre d'enseignants et la revalorisation des enseignants ? Personne ne peut croire une minute que ce sera possible. Quant à moi, l'orientation est claire, c'est la revalorisation de la condition enseignante qui est la priorité", a-t-il martelé.
"La question n'est pas celle des moyens"
Reprenant un argument qu'il avait déjà exposé à de multiples reprises, Nicolas Sarkozy a également estimé "qu'en matière scolaire - toutes les études le prouvent - la question n'est pas celle des moyens, qui ont augmenté de 80% ces trente dernières années, la question c'est d'oser le changement". Aussi, "dans la situation financière qui est la nôtre, nous devons et nous pouvons, dans l'Education nationale comme dans les autres services de l'Etat, faire mieux avec les mêmes moyens et ce n'est pas impossible".
Au-delà de cette argumentation, le chef de l'Etat a tracé les grandes lignes de son projet éducatif. "En cette période lourde d'incertitudes, l'éducation et la recherche constituent pour la France un formidable moyen de reprendre son destin en main", a-t-il assuré. Après "la réforme capitale de l'école primaire de 2008", les réformes du lycée professionnel en 2009 et de l'enseignement général et technologique l'année suivante, c'est désormais celle du collège qui est classée comme "priorité" par le président. "Il faut mettre fin aux faiblesses du collège unique tel que nous le connaissons", a-t-il dit, en proposant "deux pistes de réflexion" : "recentrer la 6e et la 5e sur les enseignements fondamentaux" et "assumer la diversité des parcours en 4e et 3e" car "il n'est pas normal que le collège actuel prépare exclusivement à l'enseignement général".
Des syndicats d'enseignants échaudés
Il s'est également longuement attardé sur la façon dont il souhaitait que soient redéfinis "le métier" et "la mission" d'enseignant, une volonté qu'il avait déjà lors de sa campagne de 2007 mais qu'il approfondit à présent en suggérant que les professeurs puissent "accepter de nouvelles manières de travailler, d'être plus présents dans les établissements", donc de travailler au-delà des 18 heures hebdomadaires réglementaires pour les professeurs certifiés et les 15 heures pour les agrégés. "Mais en contrepartie, leur rémunération devra être considérablement augmentée", a-t-il dit, sans toutefois dire comment.
Autonomie, autorité, remise en cause partielle du "collège unique"... le président a donc en grande partie repris le programme plutôt libéral de l'UMP. Mais la communauté éducative lui reproche notamment d'avoir renforcé en cinq ans les inégalités à l'école, via les suppressions de postes ou l'assouplissement de la carte scolaire. Et les syndicats d'enseignants, échaudés par les promesses de revalorisation salariale de 2007 qu'ils estiment non tenues, doutent des nouvelles promesses brandies en échange d'une redéfinition du statut de 1950 sur "les missions" des professeurs.
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