Il a réalisé un résultat décevant à la présidentielle mais, petite consolation, il rejoint François Hollande et Nicolas Sarkozy dans Le Petit Robert 2013. Jean-Luc Mélenchon fait son entrée dans le dictionnaire en librairie jeudi, qui comme chaque année, s'enrichissent de nouveaux mots. Parmi les heureux élus côté personnalités : Stéphane Hessel, l'auteur de "Indignez-vous!", Jean Dujardin, Brad Pitt, Axel Kahn ou Wolinski.
Du côté des mots, les "indignés", dans le sens de "jeunes qui manifestent (en Europe et aux Etats-Unis) pour la justice sociale", font leur apparition. Sans surprise, l'économie y broie du noir avec l'entrée de "agence de notation", "dette souveraine" ou "creusement" (du déficit). La révolution numérique se poursuit avec l'arrivée de "cyberdépendance", "billet" (d'un blog), "nuage informatique", "mémoire flash" ou des plus obscurs "permalien", "réseautique" et "rétrolien".
Twittos, Twitter et tweets
Les "tweets" sont là depuis 2012, avec mention de la marque déposée Twitter, et l'on "tweete" toujours à l'anglaise, avec deux "e", même si le linguiste Alain Rey avoue à l'AFP "préférer l'orthographe 'twitter', plus logique en français". Les "twittos" n'ont pas encore droit de cité. "Attendons de voir si l'usage s'impose dans cette langue en perpétuelle évolution", explique encore Alain Rey, conseiller éditorial des Dictionnaires Le Robert, qui refuse lui-même de gazouiller sur le net.
"Belgitude" fait aussi une entrée remarquée ou encore "anosognosie", trouble neurologique diagnostiqué notamment chez l'ancien président Jacques Chirac. "Psychoter", "comater", "subclaquant", "gloup(s)", "à l'arrache", "biopic", "dystopie", "oeuvre orpheline" ou "oscariser" déboulent aussi dans le millésime 2013. Dictionnaire alphabétique et analogique, Le Petit Robert comprend 60.000 mots, 30.000 sens, 35.000 citations littéraires, l'étymologie, les synonymes et les contraires.









