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Rafle du Vel d'Hiv : l'antisémitisme, un mal toujours actuel


le 22 juillet 2012 à 13h45 , mis à jour le 22 juillet 2012 à 13h51.
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3min
Rafle du Vel d'Hiv : les cérémonies du 22 juillet 2012 à Paris, en présence de François Hollande

Rafle du Vel d'Hiv : les cérémonies du 22 juillet 2012 à Paris, en présence de François Hollande / Crédits : TF1/LCI

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Notre sociétéDans son discours lors de la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv, François Hollande a assuré que la République pourchasserait "avec la plus grande détermination" l'antisémitisme". Il rejoignait ainsi les préoccupations des représentants juifs présents lors de la cérémonie.

Le symbole était très attendu par la communauté juive. Ce dimanche 22 juillet, arrivé peu avant 10 heures sur les lieux où se dressait autrefois le Vélodrome d'Hiver, qui fut utilisé en 1942 comme prison provisoire pour y entasser plusieurs milliers de juifs arrêtés à la demande de l'Allemagne, mais par la police française, le président Hollande y a déposé une gerbe et s'est incliné devant une plaque commémorative, en présence du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de très nombreux ministres. Puis, dans son discours, il a réaffirmé la responsabilité entière de la France en soulignant que "la vérité est dure, cruelle". "Pas un seul soldat allemand ne fut mobilisé" pour ces arrestations menées par des policiers et gendarmes français, a-t-il rappelé. "C'est le grand mérite de Jacques Chirac" de l'avoir reconnu le premier, a-t-il répété. 

Mais le chef de l'Etat a également prévenu que la République pourchasserait "avec la plus grande détermination" l'antisémitisme, qui n'est "pas une opinion mais une abjection". L'antisémitisme, "partout où il se déploie, doit être démasqué et puni. Toutes les idéologies d'exclusion, toutes les formes 'intolérance, tous les fanatismes, la xénophobie, qui tentent de développer la logique de la haine, trouveront la République sur leur chemin", a assuré le chef de l'Etat. Et évoquant "la singularité de la Shoah", François Hollande a assuré qu'il n'y aurait "pas un établissement scolaire où ne puisse être enseignée" la Shoah. Il n'y aura "pas de mémoire perdue", il faut "lutter sans relâche contre toute forme de falsification", a-t-il ajouté.

"La haine antijuive tue à nouveau"

Présent à la cérémonie, Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), s'est félicité sur BFM-TV que le chef de l'Etat se soit inscrit, dans son discours, "dans la lignée" de Jacques Chirac et a jugé "très importantes" ses déclarations contre l'antisémitisme. "La communauté juive vous fait confiance et fait confiance à la République", a-t-il lancé à l'adresse du chef de l'Etat.

Cette nécessité toujours actuelle de lutter contre l'antisémitisme avait aussi été évoquée, au moment même de la cérémonie, par Serge Klarsfeld, président de l'association des Fils et filles des déportés juifs de France. Intervenant avant le chef de l'Etat, il avait tout d'abord souligné que "si 11.000 enfants juifs ont été déportés" de France pendant la Deuxième Guerre mondiale, "60.000 furent sauvés par la population française, qui, dans son ensemble, mérite d'être qualifiée de juste". Mais "la haine antijuive tue à nouveau des juifs, des enfants juifs", a-t-il souligné, faisant allusion à l'assassinat de trois enfants juifs et d'un rabbin en mars dernier à Toulouse par Mohamed Merah, également assassin de trois militaires. "Aujourd'hui, la République n'est pas menacée, nous avons confiance en elle pour endiguer et maîtriser ce nouvel antisémitisme qui jette aujourd'hui une ombre sur notre hommage aux victimes de la rafle du Vél d'hiv", a-t-il affirmé.

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