Selon le rapport remis lundi, raccourcir de deux semaines les vacances d'été permettrait en effet de diminuer les horaires quotidiens de classe en primaire et au collège : cinq heures maximum du CP à la 5ème et six heures en 4ème et 3ème. "A partir du moment où vous dites ‘il faut diminuer le nombre d'heures de cours par jour', et là-dessus il y a un consensus, il faut augmenter le nombre de jours" de classe et donc réduire les congés d'été, a résumé sur Europe 1 le coprésident du comité, Christian Forestier.
La semaine de quatre jours "mérite un approfondissement"
Pourtant, Luc Chatel ne met pas sur le même plan le raccourcissement des congés d'été et le plafonnement des horaires quotidiens de classe. Congés d'été et pause déjeuner font partie des propositions du rapport qui sont, selon lui, "opérationnelles", car devenues "consensuelles". Mais le plafonnement des horaires quotidiens, comme le retour à la semaine de quatre jours et demi en primaire, relève plutôt de mesures "complexes à mettre en oeuvre, qui méritent un approfondissement". Il est vrai qu'un retour à l'école le mercredi matin, par exemple, aurait "des conséquences considérables sur le fonctionnement des collectivités locales". Là-dessus, le rapport prône de laisser cette organisation aux départements, notamment pour les transports.
Pourtant, raccourcir les vacances d'été ne paraît pas moins complexe aux organisations syndicales, notamment car il y a un aspect de "zonage" qui ne va pas de soi, par exemple pour le baccalauréat ou les familles recomposées. A ce sujet, le rapport préconise trois zones l'été, comme pour toutes les autres vacances sauf Noël. "Il va falloir avancer doucement, avec l'ensemble des acteurs, car mettre en place un zonage l'été, c'est quand même passablement compliqué", a commenté Christian Chevalier, du syndicat SE-Unsa. La FSU, principale fédération syndicale de l'éducation, a dit qu'elle "s'opposera à toute mesure qui augmenterait le temps de travail des personnels".








