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DOSSIER : Immigration

Sans-papiers : une "première grande faute du gouvernement" ?


le 27 juin 2012 à 17h15 , mis à jour le 27 juin 2012 à 19h53.
Temps de lecture
3min
Olivier Besancenot NPA

Olivier Besancenot/Image d'archives / Crédits : ABACA

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Notre sociétéManuel Valls a annoncé la mise en place d'une circulaire sur la régularisation au cas par cas des sans-papiers étrangers qui exclut de dépasser le chiffre de 30.000 régularisations réalisées sous la droite. Une déclaration qui passe très mal à gauche... Et à droite, on parle de "politique dangereuse" et de "rideau de fumée".

Dans un entretien au Monde, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a annoncé une circulaire sur la régularisation au cas par cas des sans-papiers étrangers, excluant de dépasser le chiffre d'environ 30.000 par an que réalisait l'ex-gouvernement de droite. Cette annonce n'a pas tardé à faire réagir notamment du côté de la gauche et des associations de défense des minorités qui voient d'un mauvais œil la position du ministère de l'Intérieur.

A l'UMP, on parle de "politique dangereuse", de "rideau de fumée". Les deux députés UMP Eric Ciotti et Xavier Bertrand ont dénoncé mercredi les mesures sur l'immigration détaillées par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls dans Le Monde, parlant pour le premier d'une "politique dangereuse" et "d'un double langage" et de "rideau de fumée" pour l'autre. Spécialiste des questions de sécurité, M. Ciotti a dénoncé, dans les couloirs de l'Assemblée nationale, "une politique dangereuse et risquée", qui va "augmenter massivement les flux migratoires". "Manuel Valls est dans un double langage: pas de régularisation massive, mais il assouplit les critères de régularisation", a estimé le député des Alpes-Maritimes avec pour conséquence selon lui: "La France envoie un message à tous ceux qui aspirent à venir sur notre territoire". Il a ciblé l'arrêt de la rétention pour les familles, annoncé par Manuel Valls. "Les centres de rétention étaient des outils indispensables pour une reconduite à la frontière. Comment les personnes qui vont être interpellées en situation illégale vont-elles se soumettre à la loi de la République ? Il est totalement irréaliste de penser qu'elles vont revenir sous le simple fait d'une convocation".
 
Pour Besancenot, c'est une faute. L'ancien candidat à la présidentielle Olivier Besancenot (NPA) a jugé que le gouvernement Ayrault avait commis "sa première grande faute politique" après les déclarations de Manuel Valls sur les régularisations de sans-papiers. Interrogé sur BFMTV, le responsable du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a dit éprouver "un grand sentiment d'injustice".  "Soit Nicolas Sarkozy, en partant, a laissé traîner un ministre et il y a un ministre sarkozyste qui, sans le savoir, s'est faufilé dans le gouvernement Ayrault. C'est peu probable", affirme-t-il. "Soit - et c'est plus plus malencontreux - le gouvernement Ayrault, par la voix de M. Valls, vient de commettre sa premier grande faute politique, sa première grande fracture morale avec le peuple de gauche", estime-t-il. Selon lui, "M. Valls est en train de nous dire que le gouvernement dit de gauche va s'inscrire dans la continuité de la politique répressive sur le terrain de l'immigration. Donc c'est une fracture morale avec le peuple de gauche et ce sera un front de lutte et un front de résistance".  
 
Pour Act Up, "le changement ça commence mal". L'association dénonce les prises de position du gouvernement sur deux catégories de population qu'elle défend : les sans-papiers et les prostituées. Dans un communiqué publié mercredi, elle décide de frapper fort en déclarant que "le changement ça commence mal", dénonçant la "poursuite des expulsions" et la volonté du gouvernement d'abolir la prostitution. "Le changement tant promis ne commencera manifestement pas par un coup d'arrêt aux politiques racistes de Sarkozy. Les premiers faits d'armes de Manuel Valls rappellent les plus sombres heures des ères Besson, Hortefeux ou Guéant", déplore l'association. Act Up s'indigne notamment contre l'expulsion, vendredi dernier, d'un père de famille, Rom de Macédoine, débouté du droit d'asile malgré la situation de sa communauté dans son pays d'origine.

Commenter cet article

  • clementine1218 : Et non franky37 relisez l'article .

    Le 29/06/2012 à 01h55
  • sophie70000 : Beau commantaire et o combien vrai !!!!

    Le 29/06/2012 à 00h01
  • sophie70000 : Faisons simple : fermons nos frontières et c'est règlé.

    Le 29/06/2012 à 00h00
  • dacatoro : Que ce facteur retourne distribué son courrier et laisse la politique aux grandes personnes qui savent de quoi elles parlent !

    Le 28/06/2012 à 17h29
  • raghnar47 : N'oubliez pas Giscard qui est le père du regroupement familial..........

    Le 28/06/2012 à 17h28
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