Sécurité aérienne : Hortefeux veut resserrer les boulons

Par F.L., le 06 janvier 2010 à 11h08 , mis à jour le 06 janvier 2010 à 11h12

Dossier : Alerte terroriste

Liste des zones à risque élargie, réflexion entamée sur les scanners corporels : le ministre de l'Intérieur compte accroître les mesures de sécurité.

[Expiré] aéroport avion passager sécurité comptoir d'enregistrement attente © SXC.HU

Washington a annoncé depuis dimanche un renforcement des contrôles des passagers embarquant sur des avions à destination des Etats-Unis, suite à la tentative d'attentat le 25 décembre contre le vol Amsterdam-Detroit de la compagnie Northwest Airlines par un Nigérian de 23 ans, Umar Farouk Abdulmutallab. Quid de la France ? Brice Hortefeux réfléchit aux mesures possibles. Le ministre de l'Intérieur souhaite notamment élargir la liste des zones à risque de "sept à trente pays" pour prendre en compte la nouvelle menace terroriste.

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"Il ne s'agit pas, précise-t-il dans Le Figaro, de stigmatiser les pays concernés mais il faut bien prendre en compte les points de passage des fillières de l'islamisme radical". Jusqu'à présent, les pays "à risques" concernés sont le Yémen, la Syrie, le Pakistan, l'Iran, l'Afghanistan, l'Algérie et le Mali. Le ministre envisagerait d'inclure d'autres pays en se basant sur une liste de l'Unité de coordination et de lutte antiterroriste (Uclat).

Scanners or not scanners ?

Les compagnies ayant des liaisons entre ces pays et la France devraient donc fournir avant les vols des renseignements sur les passagers. Ces renseignements pourraient d'ailleurs être bientôt recueillis, non lors de l'embarquement, mais dès la réservation. Mais pour cela, a-t-il souligné sur Europe 1, "il faut qu'il y ait une initiative européenne". Et en attendant la mise en place de ces mesures, les contrôles de tous les passagers ont déjà été renforcés : il est notamment demandé aux compagnies de procéder à une fouille des passagers lors de l'embarquement. Le "niveau rouge du plan Vigipirate est confirmé" en France, a souligné le ministre sur Europe 1, "avec une mobilisation importante des forces (de sécurité) notamment dans le secteur du transport aérien qui est certainement le plus sensible".

Dans l'immédiat, on ne parle pas d'un recours aux fameux scanners corporels, déjà testés dans quelques aéroports américains et dont la mise en service s'était accompagnée d'une vive polémique en raison des détails anatomiques qu'ils rendent visibles au personnel chargé de l'inspection. Des scanners dont les Pays-Bas et le Royaume-Uni comptent déjà se doter. Mais, interrogé sur Europe 1, Brice Hortefeux a annoncé mercredi qu'un groupe de travail sur ces scanners avait été mis en place et devait "faire des propositions" rapidement pour les aéroports français.

"Il y a d'un côté les scanners corporels qui permettent de voir effectivement beaucoup de choses", a-t-il ajouté. "Il y a aussi des appareils qui détectent les traces de poudres d'explosifs et les chiens (de recherche d'explosifs) qui sont très efficaces", selon le ministre, des aspects que ce groupe de travail examinera également.

Par F.L. le 06 janvier 2010 à 11:08
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5 Commentaires

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  • hc46, le 06/01/2010 à 17h44

    Oui.Obama a pour une fois pris une bonne decision en demandant une fouille au corps de tous les ressortissants d'une vingtaine de pays à risque:Iran,Algerie,...

  • syberya, le 06/01/2010 à 16h54

    Mdr j'imagine le tableau!!! tu es trop drôle!! un peu d'humour ça fait du bien, et dans l'absolu je m'en fiche je ne prends pas l'avion!! lol. Cordialement syberya

  • moosehead25, le 06/01/2010 à 14h49

    Tout ce que vous voudrez pour autant qu'enregistrement, filtre et embarquement ne dépassent pas une heure !

  • skyrunner, le 06/01/2010 à 11h54

    Un contrôle approfondi des passagers est la bonne solution mais ce qu'il faut ce n'est pas contrôler tout le monde de la même manière car à ce moment là il faut multiplier par 5 , si ce n'est plus, le nombre d'agents contrôleurs et arriver à l'aéroport avec 3 heures d'avance. Non il faut cibler le passager à contrôler. On ne contrôlera pas de la même façon une grand-mère voyageant avc ses petits enfants, titulaire d'un billet aller-retour et qui transite par Paris en provenance de Nice, un voyageur titulaire d'une carte de "voyageur fréquent" d'une grande compagnie aérienne et un jeune passager voyageant seul et sans bagages enregistrés avec un billet aller simple et qui transite par Paris en provenance d'Alger. C'est la logique même. C'est sur le troisième type de passager que doit se porter le contrôle le plus approfondi. On connait le profil, l'origine, le mode opératoire et les habitudes des voyageurs potentiellement dangereux. Il faut utiliser les méthodes de profilage, car c'est sur ce type de voyageurs qu'il faut se concentrer, les autres ne représentant pas de risque potentiel. Il faut bien réfléchir à tout cela car on ne fait rien de bon quand on agit dans l'urgence et surtout on en a marre des effets d'annonce qui ne sont rien d'autres que des maneuvres polites. Il faut faire moins de vent et agir efficacement.

  • bobbif, le 06/01/2010 à 11h49

    Des scanners "dont la mise en service s'était accompagnée d'une vive polémique en raison des détails anatomiques qu'ils rendent visibles au personnel chargé de l'inspection." J'ai une proposition pour régler ce problème: que le personnel chargé des contrôles en question soit à poil: comme ça, contrôleur et contrôlé seront sur un pied d'égalité ;-).

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