Après plusieurs mois de débats, le Conseil national de la sécurité routière (CNSR), instance de conseil auprès du gouvernement, a tranché : il recommande "la détention obligatoire d'un éthylotest", y compris pour les conducteurs de cyclomoteurs. Mais ne souhaite pas que la non-présentation de l'appareil soit sanctionnée. "Cette absence de sanction incitera à utiliser l'éthylotest déjà acquis par de nombreux Français", explique Armand Jung, le président du CNSR.
Il a souligné un peu plus tard sur RTL que cette mesure ne saurait être obligatoire pour l'instant dans la mesure où la fiabilité de éthylotests était encore sujette à caution. Un éthylotest devait être présent à bord de tous les véhicules depuis le 1er juillet 2012. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a reporté mi-janvier "sine die" l'obligation d'avoir un éthylotest dans les voitures dans l'attente des conclusions du CNSR sur ce dossier.
Les panneaux "remplacés en opérations de maintenance"
Par ailleurs, le CNSR recommande que "les nouveaux radars fixes de vitesse soient systématiquement annoncés par un panneau". "Les radars pédagogiques positionnés en amont des radars fixes existants seront remplacés au rythme des opérations de maintenance par des panneaux d'annonce", précise Armand Jung.
Le nombre des tués sur les routes françaises a baissé de 8% en 2012, un plus bas historique. Selon la sécurité routière, l'alcool, responsable d'un accident mortel sur trois, est la première cause de mortalité sur les routes.
Lire >Ethylotest : un modèle sur deux pas fiable ?
>>>Infographie : le nombre de morts sur les routes de 48 à nos jours
>>>Vidéo : les raisons des bons chiffres de la sécurité routière
>>>Papier : moins de morts sur les routes ; effet de la crise ou des radars ?










