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VIDEO. Sous-marins nucléaires : enquête sur la sécurité à la base de l'Ile Longue

avec
le 11 juin 2013 à 12h31
Temps de lecture
3min
Base aérienne de l'Ile Longue, 11/6/13
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Notre sociétéAprès un article du Télégramme, qui pointe de "nombreuses failles de sécurité" sur le site accueillant les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins français, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, demande une "enquête approfondie".

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a confié mardi  à l'inspection générale des armées une enquête approfondie "sur la sécurité terrestre, maritime et aérienne" de l'Ile Longue. Il s'agit de la base abritant les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de l'armée française. Y sont également assemblés les missiles intercontinentaux, pouvant emporter chacun six têtes nucléaires, qui arment ces sous-marins.
 
Jean-Yves Le Drian réagit ainsi à une enquête publiée le matin même par Le Télégramme. Badgeuses à bout de souffle, clôtures en mauvais état, absence de chicanes, de scanner pour véhicules et même de batterie de missiles sol-air, personnel inexpérimenté : le journal pointe il est vrai, selon lui, de nombreux dysfonctionnements. 

Badge magnétique
 
"Sur la base, pas de système de contrôle biométrique, qui offre pourtant une incomparable garantie d'authentification grâce à la reconnaissance digitale et/ou de l'iris de l'oeil", note le quotidien, qui affirme que la base, coeur de la dissuasion nucléaire française, va renforcer ses mesures de sécurité.

Mais pour l'instant, l'identification des personnels autorisés à y pénétrer  "s'effectue au moyen de badges nominatifs équipés d'une simple bande magnétique (très facilement copiable) et d'une photo", explique le journaliste Hervé Chambonnière, en ajoutant que "ces badges ne permettent pas non plus de tracer leurs porteurs, et notamment de savoir s'ils ont bien quitté la base en fin de journée".

Attentat-suicide facile ?
 
Quant aux véhicules, le sésame consiste en "un vulgaire morceau de feuille de papier blanc, où figurent quelques informations basiques", selon le quotidien. "Alors que le site est en travaux depuis 2006 (aménagements liés au nouveau missile M51), pourquoi les nombreux camions-bennes et toupies qui y pénètrent, et qui peuvent cacher de grandes quantités d'explosifs ou de nombreuses personnes, ne sont-ils pas systématiquement inspectés, comme nous l'avons constaté à plusieurs reprises à l'entrée de la base?", questionne Le Télégramme.
 
L'article souligne également d'autres failles, comme la vulnérabilité des "transrades" - des bateaux qui effectuent la navette entre Brest et l'Ile-Longue et transportent la moitié des effectifs (1.200 personnes) travaillant sur le site ou la ligne électrique desservant l'Ile Longue, "parfaitement accessible". "Si les zones-clés du site sont censées être autonomes, quel serait l'impact sur le fonctionnement du site si un ou plusieurs pylônes étaient détruits ?".
 
"À noter, également, l'absence de chicane devant l'entrée de la base et dans la base. Impossible d'empêcher un camion-suicide de parvenir jusqu'à la 'cathédrale', principal sas d'accès au coeur du site, où plusieurs centaines de personnes se pressent aux heures de pointe", assène le quotidien, qui relève aussi qu'"une bonne partie des 115 gendarmes maritimes" affectés à la surveillance "sont gendarmes adjoints volontaires, donc débutants, très jeunes, peu formés (...) et peu payés".

"Sécurité pas en défaut"

Avant même le résultat de l'enquête diligentée par Jean-Yves Le Drian, le ministère de la Défense affirme cependant que "la sécurité de notre dissuasion" nucléaire "n'est pas en défaut".

Commenter cet article

  • jayman59 : Hé oui c'est çà de toujours diminué le budget militaire!

    Le 11/06/2013 à 14h58
  • gpar2 : A force de sous traiter, même la sécurité, voilà le résultat.

    Le 11/06/2013 à 14h35
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