Image d'archives © AbacapressTradition à sauvegarder ou acte de barbarie ? Les avis sont partagés sur la tauromachie. En témoignent ces deux manifestations qui se sont déroulées samedi dans deux villes des Bouches-du-Rhône, les anti-corrida défilant à Nîmes et les "pro" à Arles, ville où s'ouvrait le jour même la traditionnelle Feria du riz.
Près de deux mois après l'interdiction des spectacles taurins votée par le parlement catalan, en Espagne, la présidente de l'Alliance pour la suppression des corridas, Claire Starozinski, avait fait le pari de réunir 1.000 personnes dans la préfecture du Gard. Pari plus que gagné: ce sont entre 1.800 selon la police et 3.000 personnes selon Mme Starozinski, qui ont battu le pavé nîmois. "C'est un succès", se réjouissait cette dernière tandis que le cortège approchait des arènes. "Jamais une manifestation anti-corrida n'avait réuni autant de monde". Sur les boulevards nîmois, la foule n'avait de cesse de réclamer l'"abolition" de la corrida, et la fin de la "torture" infligée aux taureaux.
A Arles (Bouches-du-Rhône), un rassemblement en faveur de la corrida a réuni plusieurs milliers de personnes, une heure avant le début de la deuxième corrida de la Feria du riz. Dans le cadre de cette manifestation, une estrade avait été aménagée et avant les prises de parole d'Hervé Schiavetti (PCF), maire de la ville, Michel Vauzelle, président (PS) de la région Paca, et Francine Yonnet, présidente de l'association française des éleveurs de taureaux de combat, une chorale a entonné un extrait de Carmen, l'opéra de Bizet. Lors de leurs allocutions, les intervenants ont mis en avant les valeurs de liberté, de culture et d'identité, véhiculées selon eux par la corrida.
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