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VIDEO. Touraine va limiter l'utilisation des pilules de 3e génération


le 11 janvier 2013 à 10h23 , mis à jour le 11 janvier 2013 à 13h47.
Temps de lecture
3min
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Notre sociétéLa ministre de la Santé, Marisol Touraine, souhaite que l'Agence européenne du médicament (EMA) révise l'autorisation de mise sur le marché des pilules de 3e génération.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a demandé ce vendredi matin à l'Union européenne de limiter l'utilisation des pilules de 3e génération, qui ont un risque accru par rapport aux pilules de la 2e génération. En attendant une éventuelle décision de l'UE, elle annonce la mise en place d'un "dispositif" limitant leur prescription en France.

D'après la ministre de la Santé, les risques veineux sont différents selon les pilules oestroprogestatives. Alors que le nombre d'accidents thromboemboliques est évalué à 2 cas pour 10.000 femmes pour celles qui prennent des pilules de 2e génération, il passe à 3 ou 4 pour 10.000 pour les pilules de 3e ou 4e génération, contre 0,5 à 1 cas pour 10.000 chez les femmes qui ne prennent pas la pilule.

Lors de sa conférence de presse à Paris, la ministre de la Santé a donc demandé à l'Union européenne de revoir leurs autorisations de mise sur le marché "dans un sens restrictif" c'est-à-dire en limitant leur prescription "à la seconde intention". "Nous allons saisir l'Europe, pas pour suspendre (ces pilules) mais pour modifier" leurs indications de prescription, a précisé Dominique Maraninchi, le directeur de l'agence du médicament ANSM.

Bras de fer entre la France et l'EMA

Cependant, l'Agence européenne du médicament (EMA) nie ces chiffres. Dans un communiqué publié ce vendredi, elle indique qu'il n'existe actuellement "aucun nouvel élément de preuve" qui incriminerait ces pilules. "Par conséquent, il n'y a aucune raison pour une femme de cesser d'utiliser ce type de contraceptif", ajoute l'EMA. L'agence rappelle que les pilules contraceptives combinées ont "un risque très rare de thrombose et que ce risque varie selon les types de pilules combinées".

Le débat a été relancé en France par le dépôt à la mi-décembre de la première plainte d'une jeune femme victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) qu'elle impute à la prise d'une pilule de 3e génération.

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  • lambervaux : Toujours aussi ridicules les réactions sans reflexion ,ni concertation avec les professionnels,au moindre procès anecdotique,compte-tenu des réalités statistiques qui mettent en évidence que la pilule de 3°génération n'est ni plus ni moins accidentogène que des dizaines de catégories médicamenteuses ( antiinflammatoires, antalgiques , antibiotiques, cardiotropes...).Un médicament ,c'est efficace,donc cela présente des effets secondaires .Tellement traumatisés par les excès (sang contaminé,hormone de croissance..),les ministres ne fonctionnent pas avec leurs neurones ,mais leur trouillomètre...

    Le 11/01/2013 à 12h49
  • englewood : Ils ne vont pas être contents les labos et autres fournisseurs !! Mais si c'est dangereux ...

    Le 11/01/2013 à 12h11
  • nebuleuse57 : Mme Touraine fait les gros yeux à l'UE !!!!

    Le 11/01/2013 à 11h16
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