"Trois minutes, trois heures, trois jours... Combien de temps tiendrez-vous ?" Comme chaque année depuis 2001, les "journées sans téléphone portable", douzièmes du nom, proposent à chacun, de lundi à mercredi, de tenter de casser sa laisse électronique. Avec une date de début, le 6 février, jour de la Saint-Gaston, qui se présente comme un clin d'oeil aux paroles de la populaire chanson de Nino Ferrer : "Gaston y'a le téléfon qui son, et y a jamais person qui y répond..."
Mais il ne s'agit pas seulement d'une boutade. Et ce n'est pas davantage "une croisade anti-portable", assure Phil Marso, écrivain à l'origine de ces journées de liberté retrouvée loin du portable, et qui s'est fait connaître en publiant en 2004 un livre insolite rédigé en langage SMS. L'objectif est davantage, assure-t-il, de réfléchir à notre usage du portable avec comme thématique, cette année, le travail.
"Couper le cordon" au moins le week-end
Et là, le sujet devient soudain autrement plus sérieux. "Cet outil empiète petit à petit sur notre vie privée. Plus grave, la frontière entre le temps du travail et le temps pour se consacrer à son entourage, à soi n'existe plus ! Non aux cadences infernales des emails, des SMS, des appels intempestifs des patrons !", écrit Phil Marso dans son appel à ces "Journées sans portable".
"Mon souhait, peut-être idéaliste, est que les syndicats salariés comme patronaux puissent se saisir de ce problème et voient s'il est possible d'imaginer des protocoles pour que les salariés, notamment les cadres, ne soient pas forcément appelés en vacances ou le week-end...", précise-t-il.
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