Des dizaines d'associations ont défilé aux slogans de "Femmes violées = vies gâchées", "la terreur se cache à la maison", "crie plus fort ils sont sourds" ou encore "quand une femme dit non, c'est non".
Le collectif national pour les droits des femmes, groupement d'associations féministes, de syndicats et partis politiques, avait appelé à une action à l'occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, pour réclamer une "loi globale", "une loi cadre" contre les violences, sexistes, physiques ou sexuelles dont sont victimes les femmes.
Le cortège, essentiellement, féminin est parti à 14H30 de la place de la Bastille en direction du ministère de la Justice.
"90% des victimes de violences ne portent pas plainte"
Pour "en finir avec les violences faites aux femmes", il faut que le gouvernement "inscrive dans la loi" les promesses faites ces derniers jours, a insisté Suzy Rojtman, l'une des porte-parole du collectif.
Rappelant que "90% des victimes de violences ne portent pas plainte", le collectif souhaite notamment "que soit inscrite l'obligation de former dûment les professionnels au contact des victimes et la création d'un Observatoire national".
Il "faut aussi par la loi obliger chaque département à ouvrir des foyers d'accueil de court et moyen séjour" pour les victimes, a ajouté Mme Rojtman.
La violence "commence au berceau", selon Fabienne, une militante féministe de Flins (Yvelines). Pour cette sexagénaire, "la banalisation des violences sexistes verbales est de plus en plus insupportable", il faudrait "revoir tous les livres scolaires et supprimer toutes les pubs sexistes".
Pour Ernestine Ronai, figure du droits des femmes en Seine-Saint-Denis, le plan "global" annoncé dimanche par François Hollande va dans le bon sens: "Ça avance". "Tous les moyens, toutes les actions sont utiles" et l'Observatoire annoncé par la ministre du Droit des femmes "servira à donner de l'énergie et fédérer" toutes les initiatives, a-t-elle ajouté.









