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Violences faites aux femmes : plusieurs milliers de manifestants à Paris


le 25 novembre 2012 à 22h24 , mis à jour le 25 novembre 2012 à 22h32.
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3min
manif violences femmes

Manifestation à Paris contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre 2012. / Crédits : AFP PHOTO BERTRAND LANGLOIS

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Notre sociétéPlusieurs milliers de personnes (2.000 selon la police, 5.000 selon les organisateurs) ont manifesté dimanche à Paris pour dire "ça suffit" à toutes les formes de violences subies par les femmes, en France comme dans le monde.

Des dizaines d'associations ont défilé aux slogans de "Femmes violées = vies gâchées", "la terreur se cache à la maison", "crie plus fort ils sont  sourds" ou encore "quand une femme dit non, c'est non".
Le collectif national pour les droits des femmes, groupement d'associations  féministes, de syndicats et partis politiques, avait appelé à une action à  l'occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes,  pour réclamer une "loi globale", "une loi cadre" contre les violences,  sexistes, physiques ou sexuelles dont sont victimes les femmes.
Le cortège, essentiellement, féminin est parti à 14H30 de la place de la  Bastille en direction du ministère de la Justice.

"90% des victimes de violences ne portent pas plainte"


Pour "en finir avec les violences faites aux femmes", il faut que le gouvernement "inscrive dans la loi" les promesses faites ces derniers jours, a insisté Suzy Rojtman, l'une des porte-parole du collectif.
Rappelant que "90% des victimes de violences ne portent pas plainte", le  collectif souhaite notamment "que soit inscrite l'obligation de former dûment  les professionnels au contact des victimes et la création d'un Observatoire  national".

Il "faut aussi par la loi obliger chaque département à ouvrir des foyers d'accueil de court et moyen séjour" pour les victimes, a ajouté Mme Rojtman.
La violence "commence au berceau", selon Fabienne, une militante féministe  de Flins (Yvelines). Pour cette sexagénaire, "la banalisation des violences  sexistes verbales est de plus en plus insupportable", il faudrait "revoir tous  les livres scolaires et supprimer toutes les pubs sexistes".

Pour Ernestine Ronai, figure du droits des femmes en Seine-Saint-Denis, le  plan "global" annoncé dimanche par François Hollande va dans le bon sens: "Ça  avance". "Tous les moyens, toutes les actions sont utiles" et l'Observatoire  annoncé par la ministre du Droit des femmes "servira à donner de l'énergie et  fédérer" toutes les initiatives, a-t-elle ajouté.

 
 

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  • jeangabard : Puisque l'on parle d'égalité entre les hommes et les femmes, permettez-moi de dénoncer les violences faites aux femmes et les violences faites aux hommes ! ? Etant un homme, je ne peux ressentir ce qu'une femme peut ressentir face à une violence physique venant d'un homme mais je peux quand même le concevoir et surtout parfaitement connaître la réalité de ces violences et leur gravité. C'est la raison pour laquelle, je suis tout à fait d'accord pour lutter contre les violences faites aux femmes. Je m'étonne cependant de la manière dont se fait cette lutte. En effet si l'on est d'accord sur le fait qu'il doit y avoir égalité en droits et en dignité entre l'homme et la femme, comment se fait-il qu'il ne soit rien dit sur les violences faites aux hommes ? Celles-ci seraient-elles davantage acceptables ? Trouverait-on normal que la journée des déportés ne concerne que les déportés hommes ? ? Même si les violences physiques faites aux femmes étaient plus nombreuses que celles faites aux hommes, est-ce une raison pour « oublier » toutes les violences faites aux hommes ? Ou alors, étant donné que les violences faites aux femmes afghanes sont plus nombreuses que les violences faites aux femmes françaises, serait-il normal que l'on ne dénonce pas ces dernières ? ? Si les violences physiques d'un homme sur une femme sont considérées plus destructrices que les violences physiques d'une femme sur un homme, cela veut dire que l'on accepte la différence des sexes. Ne faudrait-il pas alors, toujours en respectant la différence des sexes, prendre en compte le fait que les violences psychiques d'une femme sur un homme puissent être plus destructrices que les violences psychiques d'un homme sur une femme ? La loi qui prend en compte la fragilité physique des femmes est une loi de discrimination positive qui peut être acceptée comme totalement démocratique. Mais la loi ne devient-elle pas sexiste quand non seulement elle ne tient pas compte de la fragilité psychique des hommes mais ignore et donc autorise toutes les violences dont ils peuvent être victimes ? Soit l'homme et la femme sont à égalité (si la différence des sexes est déniée) et la loi est la même pour les hommes et pour les femmes, soit la différence des sexes n'est pas déniée et il y a égalité en droits : la loi tient alors compte de la différence pour protéger suivant les circonstances davantage les femmes ou davantage les hommes? Dans l'état actuel, la loi est malheureusement une loi sexiste inacceptable en démocratie ! Jean GABARD Auteur de « Le féminisme et ses dérives ? Rendre un père à l'enfant-roi » Les Editions de Paris. Jeangabard.com

    Le 28/11/2012 à 16h40
  • ilesmarquises : Une femme meurt tous les 2 jours en moyenne de violences conjugales, ajoutez-y toutes les femmes violées, agressées, violentées ; sans parler de toutes les agressions verbales. Vous voulez quoi de plus ?

    Le 26/11/2012 à 12h53
  • ababord : Une femme violée toutes les 8 minutes et une sur dix seulement qui porte plainte : cela est une raison plus que sérieuse .

    Le 26/11/2012 à 12h42
  • trunk69100 : C'est plus d'actualité cette histoire de chef de famille. C'était le cas avant quand seul l'homme ramené de l'argent. Maintenant l'homme et la femme en font autant ou presque (enfin j'espère), on peu plus parler de chef de famille.

    Le 26/11/2012 à 08h23
  • schnipp : Quel est l'intéret de cette manifestation ici à Paris et en ce moment ? cette manif a t-elle une raison d'être un peu sérieuse ou ??

    Le 26/11/2012 à 08h21
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