Pour l'Automobile Club, l'argument est avant tout écologique : "A 70 km/h, il est impossible d'utiliser pleinement une 5e ou une 6e vitesse obligeant le conducteur à rétrograder, ce qui engendre de la pollution et des nuisances sonores supplémentaires", écrit l'association dans un communiqué. 40 millions d'automobilistes dénonce de son côté "un nouveau coup porté aux résidents de banlieue qui devront subir une nouvelle fois l'idéologie infondée du maire de Paris en terme de lutte contre notre liberté de circuler".
Pour les motards, la mesure est en revanche de la poudre aux yeux : la Fédération française des motards en colère dénonce un "effet d'annonce", alors que "les Franciliens qui empruntent chaque jour (le périphérique) au ralenti (...) ne demanderaient pas mieux que de pouvoir rouler au moins à 70 km/h".
Congestion aggravée ?
L'opposition UMP au Conseil de Paris a elle aussi marqué sa désapprobation: "Je crois que ça n'est pas la solution. Personne ne peut croire que cela réduira la pollution et le bruit. En revanche cela aggravera la congestion de cette voie déjà très saturée", a déclaré le président du groupe UMPPA (Union pour une majorité de progrès à Paris et apparentés), Jean-François Legaret. Le député EELV de Paris Denis Baupin a en revanche salué une demande "triplement bénéfique", car elle signifiera "moins de bruit, moins de pollution, moins d'embouteillages".
Le maire adjoint à l'Environnement René Dutrey a fait savoir lundi que la mairie de Paris avait rappelé au gouvernement son souhait de voir la vitesse maximale autorisée sur le périphérique abaissée à 70 km/h, contre 80 km/h actuellement. La mesure doit contribuer à diminuer la pollution sonore et atmosphérique, espère l'exécutif parisien.










