© INTERNELes opposants au brevet sur les logiciels ont gagné une bataille. Pourtant, ils ont déjà probablement perdu la guerre. La bataille s’est déroulée cette semaine lors de la Conférence diplomatique pour la révision de la Convention sur le brevet européen (CBE) à Munich en Allemagne. La guerre aura lieu dans les mois à venir à la Commission de Bruxelles.
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L'Office des brevets attend
L’article 52 de la CBE, que reproduisent les législations nationales, considère que les programmes d’ordinateur "en tant que tels" ne sont pas des inventions. Ils ne sont donc pas brevetables au grand dam des sociétés éditrices de logiciels, qui souhaitent commercialiser en exclusivité les produits pour lesquels elles financent souvent les recherches. A l’opposé, Eurolinux et les défenseurs du logiciel libre voient dans le brevet un frein à l’innovation.
"Le vote de Munich ne doit pas être interprété comme un vote contre les brevets de logiciels, estime Nicolas Pettiaux d’Eurolinux Belgique, mais comme la décision d’attendre la fin de la consultation lancée par la Commission européenne avant de se prononcer sur le fond". L’Union européenne essaie en effet d’établir un brevet communautaire qui, au contraire de la CBE, serait obligatoire pour les quinze membres.
"L'Union a fait son choix"
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Ce n’est en tout cas pas l’étude sur l’impact économique du brevet de logiciel qui aidera la Commission à trancher. Ce rapport commandé par l’Union ne parvient à aucune conclusion utile. On y lit, notamment, que de petits éditeurs ont prospéré grâce au monopole que leur confère le brevet mais que d’autre part, ce monopole empêche les concurrents de se développer. "Nous souhaitons que le débat se déplace dans l’arène politique, au Parlement européen et dans les assemblées nationales", conclut Stéphane Fermigier.
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