© INTERNEA l'occasion de la nomination d'Amanda Chandler au poste de "director of data protection" DoubleClick revient sur sa façon de traiter les données qui sont récupérées par ses systèmes de traçage des internautes. Et des explications, les internautes en demandent : au cours des deux dernières années, cette régie publicitaire a défrayé la chronique. Le rachat d'Abacus, une gigantesque base de données nominatives aux USA a fait craindre le croisement de ces données avec celles récoltées par DoubleClick. Une autre affaire avait mobilisé les associations et concernait la récupération de données financières sur le site de Quicken (logiciel de gestion de comptes bancaires personnels). Depuis, la firme américaine a mis en place une politique de transparence et veut redorer son blason.
Une structure interne indépendante des affaires
Pour Jules Polonetsky, responsable de la protection de la vie privée des internautes chez DoubleClick USA, ces affaires sont vraiment du passé : Interrogé par tf1.fr, il explique qu'"aujourd'hui, DoubleClick a mis en place toute une procédure pour garantir l'anonymat des statistiques qui sont récoltées. Mon rôle dans notre société est de garantir et de veiller à l'application de notre charte sur la protection des données privées." D'après M. Polonetsky, DoubleClick travaille maintenant sous la surveillance d'un cabinet d'audit qui vérifie l'application des règles affichées par Doubleclick sur l'anonymat des données.
Concentration des pouvoirs
Pourquoi DoubleClick est-il montré du doigt plus que les autres régies publicitaires ? Il faut savoir que cette entreprise est la première régie publicitaire sur le Net. Sa présence sur une grande partie des sites leader de l'Internet lui permet de rassembler des données et de suivre les internautes lorsqu'ils passent d'un site géré par DoubleClick à un autre.
Quel intérêt pour les site Web ? Mieux connaître leurs visiteurs et leur proposer des publicités mieux adaptées. Comment alors s'assurer que les sites qui utilisent la technologie DoubleClick ne prennent pas au passage des informations plus détaillées sur ces internautes ? M. Polonesky explique que chaque client DoubleClick signe une charte sur la protection de l'anonymat des web surfeurs. "Nous imposons des contraintes à nos clients, ce n'est pas génant car la plupart ont compris que la protection de la vie privée allait de pair avec les affaires. "
DoubleClick en Europe
Présent dans plusieurs pays européens, DoubleClick a nommé Amanda Chandler au poste de directrice de la protection des données. Comme son homologue américain, elle est chargée de faire respecter la charte d'anonymat des données signées avec chaque client. Les sites européens utilisant la technologie Dart seront donc obligés de faire apparaitre leur politique sur le respect des données privées et ne devront pas croiser leurs statistiques avec les fiches nominatives qu'ils peuvent détenir.
Quant à la question de savoir si DoubleClick va adopter la même stratégie en France qu'aux Etats-Unis, M. Polonesky assure qu'il n'est pas prévu de rachat de base de données. Du côté des technologies, l'utilisation des e-mail reste pour l'instant cantonnée aux Etats Unis. D'après Mme Chandler, DoubleClick prévoit d'utiliser les mails en Europe avec évidemment l'assurance de garantir l'anonymat des données collectées. La technologie des web bugs n'est toutefois pas écartée. (Cette technologie permet de savoir quand, et où un internaute a lu l'email).
Tradition de début d'année, DoubleClick a fait le plein de bonnes résolutions. Reste à savoir si la vigilance déployée suffira pour empécher des sites web indélicats d'utiliser leurs données comme ils l'entendent.
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