© INTERNELe premier chiffre à retenir pour l'année 2000 est l'augmentation de 57 % du nombre d'internautes en France. D'après les chiffres de Netvalue, il y avait 4,7 millions d'internautes dans l'Hexagone en décembre 2000. Cependant, pas de quoi se réjouir : la France conserve son retard face aux autres nations européennes (Allemagne : 29,2% des foyers connecté) avec "seulement" 20% des foyers connectés.
"L'homo-internetus" à la française
Les internautes Français restent majoritairement localisés dans les grandes villes, et se connectent de plus en plus souvent de leur domicile (58% contre 50% en début d'année). D'après, Bernard Ochs, vice-président de Netvalue, ceci viendrait d'une baisse du coût d'accès à l'internet mais aussi d'une politique plus stricte des entreprises qui limitent de plus en plus l'accès au Web au bureau. L'âge a évolué sensiblement avec plus de jeunes (26 % de 15/24 ans en décembre) et moins de personnes agées (3.4% ). Quant au sexe, aucune évolution notable : 60% des internautes sont des hommes. Evolution plus intéressante, les personnes à faibles revenus ont accru leur présence sur le net au cours de l'année 2000. La "fracture numérique" est réelle mais elle tend à s'estomper un peu.
Qu'ont fait les internautes ?
L'année 2000 ne s'est pas traduite par une augmentation importante du nombre de jour de connexion. La moyenne reste aux alentours de 10 jours par mois. Par contre, les Français se connectent plus souvent sur le net et y restent plus longtemps avec 6h en décembre contre 4,7 heures par mois en Janvier 2000. L'activité reste sensiblement la même : les e-mail conservent leur première place avec 55% de l'activité réseau en décembre 2000. Seule grosse nouveauté, l'usage de l'audio et de la vidéo a presque doublé en un an. Le volume des données a explosé dans cette catégorie passant de 25 à 64 % du volume global des données reçues et envoyées par les internautes du panel Netvalue (évolution sur janvier/décembre 2000). Napster est passé par là !
Quant aux centres d'intérêts des surfeurs Français, ils se portent moins sur les portails internet (-10% en un an). L'économie (bourse en ligne, etc) et les loisirs (voyages etc) attirent de plus en plus de monde (respectivement 19 et 10% des secteurs visités). Les sites adultes perdent du terrain mais gardent leur quatrième position des sites où les internautes restent le plus longtemps…
Le commerce, "nerf de la guerre"
Ce panorama ne serait pas complet s'il ne comprenait pas des chiffres sur le commerce en ligne : la conjoncture financière étant critique pour nombre de start-up, ce sont les chiffres qui ont le plus compté pour la santé du net français. Bonne nouvelle, le nombre de connexions sécurisées (souvent synonymes d'achats) a augmenté d'environ 10 % en 1 an. C'est le secteur musique/littérature qui a le plus profité de ce boom avec en tête le site de la FNAC devant le site d'Alapage et de la SNCF (en nombre de visiteurs uniques).
L'ensemble de ces chiffres sont issus d'une enquête Netvalue réalisée sur un panel de 3553 personnes connectées observées entre janvier et décembre 2000. La méthode des panels consiste à enregistrer l'activité internet d'une personne sur son ordinateur au niveau des protocoles réseaux. Evidemment, tous ces chiffres restent conditionnés à la pertinence de l'échantillon choisi par Netvalue. Ce sont des indicateurs de grandes tendances et non pas des chiffres exhaustifs. |
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