© INTERNEAprès les plaintes de particuliers, une association de consommateurs s'attaque à AOL France et son forfait illimité. "La société AOL a fait souscrire des abonnements au-delà des capacités techniques dont elle disposait et a attendu une saturation totale largement prévisible pour bidouiller des solutions techniques inadéquates", explique l'UFC-Que Choisir. UFC-Que choisir demande à la justice "d'interdire à la société de facturer les forfaits illimités jusqu'à ce qu'elle ait pu rétablir l'accès en connexion illimitée, et de lui ordonner de mettre en place les mesures techniques pour y parvenir". Elle sollicite également "une réparation au nom de l'ensemble des consommateurs français victimes de ces agissements".
Une formule victime de son succès
En août dernier, AOL France a lancé un forfait illimité pour l'accès à Internet moyennant 99 francs (15,09 euros) par mois, accès et téléphone compris. Mais le fournisseur d'accès a mal anticipé le succès de sa formule puisque très rapidement, elle n'a pu faire face à l'affluence générée par ces nouveaux abonnés. "Si après 30 à 36 essais, c'est-à-dire trois quarts d'heure, voire une heure de tentative, les consommateurs réussissaient enfin à établir une connexion, ils étaient soumis à des déconnections intempestives", explique UFC-Que Choisir.
Des restrictions techniques
En octobre, le fournisseur d'accès a mis en place un "timer" - une fenêtre qui obligeait les consommateurs à cliquer toutes les 110 minutes sous peine d'être déconnectés. Ce système a ensuite été remplacé par un message indiquant que chaque connexion ne durerait désormais que 30 minutes. Pendant la même période, de nombreux consommateurs qui souhaitaient bénéficier de cette offre d'accès illimité "n'ont pu souscrire ce forfait ou se sont vus, après une inscription régulière, facturer d'autres forfaits beaucoup plus chers", s'insurge l'association.
Internautes en colère
Dès novembre, plusieurs sites, aux noms éloquents comme "tous-contre-aol" ou "yenamarredaol", se créaient pour défendre les intérêts des clients d'AOL, insatisfaits des réponses fournies par le service clientèle du fournisseur. Les abonnés mécontents étaient invités à signer une cyber-pétition, et une association de défense des interêts des internautes d'AOL s'est montée. D'autres internautes n'ont pas hésité à saisir la justice. Ainsi, le tribunal d'instance de Toulouse et celui de Loudéac (Côtes d'Armor) ont examiné en janvier des plaintes déposées par des internautes et ont mis leur jugement en délibéré respectivement au 1er mars et 30 mars. L'audience du référé déposé par UFC-Que choisir a été fixée au 5 février.
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