Black and White : Un jeu divin

Par Jean-Philippe BAY , le 02 avril 2001 à 07h00 , mis à jour le 30 mars 2001 à 15h52

Très attendu, Black and White s'annonce comme le jeu de l'année. Après quelques heures de jeu, un constat s'impose : les autres titres de l'année 2001 auront bien du mal à faire mieux !

black and white 1 © INTERNE


Votre créature peut devenir gigantesque-
Black and White marque un tournant véritable dans les jeux informatiques. Plusieurs raisons à cela : il combine une façon de jouer assez inédite et des innovations techniques. Certes, il s’agit encore de dominer un adversaire virtuel dans des décors 3D, mais ici la façon d’y arriver est laissée au choix du joueur : être un bon dieu ou le pire des diables. Quel que soit le mode de jeu choisi, vous pourrez parvenir à prendre l’ascendant sur vos adversaires. Peter Molyneux, le créateur de Populous, a su en conserver l’idée directrice : incarner un être qui a toute latitude de diriger ses disciples.

Un moteur 3D exceptionnel allié avec une intelligence artificielle étonnante


Votre double conscience  vous guidera
tout au long de Black
 and White -

Autre raison qui nous pousse à dire que ce jeu est un tournant majeur, le moteur 3D, qui se place parmi les meilleurs réalisés à ce jour. Les objets interagissent (envoyer un rocher sur une maison la détruit ; un objet rond va dévaler une pente etc). Quant à la finesse des détails, elle est tout à fait comparable au niveau atteint par Unreal ou Quake III. Et pour une fois, les décors ne sont ni désertiques, ni enfermés dans un labyrinthe.
Dernier point, l’intelligence artificielle : chaque dieu possède une créature qui va lui permettre de réaliser certaines actions magiques. Trois entités sont proposées, toutes plus amusantes les unes que les autres : un tigre, un orang-outang et une vache. Chacun de ces personnages possède sa propre personnalité. Vous aurez à l’éduquer comme s’il s’agissait d’un véritable animal domestique. On rejoint ici, d’une certaine façon, des jeux comme les Sims où le but est de faire vivre véritablement des personnages dans un monde virtuel. L’intelligence artificielle est très poussée et votre créature ne cessera de vous étonner en prenant des initiatives tirées de ses observations sur votre façon de jouer (ramasser du bois pour aider les habitants, faire les récoltes, lancer des sorts, etc).
Pour le reste, le joueur retrouvera tout de même quelques repères : la puissance du dieu que vous incarnez dépend du nombre de ses  disciples. Le règne par la terreur fonctionne mais pour appliquer son pouvoir il faut quand même qu’il vous reste du monde !

Liberté de mouvements


Habitants et décors sont 
superbement dessinés -

La prise en main est très bien faite par un didacticiel inclus dans les premières scènes du jeu. Vous allez progressivement apprendre à maîtriser des sorts de plus en plus importants ainsi que la façon de faire prospérer les contrées que vous contrôlez. Ensuite, le fonctionnement se rapproche des jeux online type ultima-online, en vous baladant dans le monde virtuel, vous allez tomber sur des quêtes à mener : ramener un habitant perdu, sauver des gens de la noyade, soigner un village atteint d’une maladie étrange… Une fois ces épisodes passés, le scénario vous guide vers de nouvelles aventures.
Avec autant de nouveautés dans un même jeu, on comprend qu’il faille une configuration importante pour arriver à profiter de sa qualité graphique. Un Athlon ou PIII 500 avec une carte Gforce et 128 Mo vous seront nécessaires pour devenir un des maîtres de Black and White. Black & White a été développé par les studios Lionhead et sera disponible sur PC par Electronic Arts le 5 avril 2001 (prix public : 379 francs).

Le site de Black and White

Par Jean-Philippe BAY le 02 avril 2001 à 07:00
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