Pour la Nasa, l'union fait la force

Par David MARQUIE , le 20 mars 2001 à 18h29 , mis à jour le 19 mars 2001 à 18h51

Internautes qui avez toujours rêvé de travailler pour la Nasa réjouissez-vous ! Sur un site lancé en novembre dernier, la célèbre agence spatiale américaine propose de l’aider à comptabiliser les cratères de la planète Mars. Recherche partagée ou économie d’un clic de souris ?

mars cratères © INTERNE

Décidément, l’Internet a plus d’une application dans sa toile. Depuis novembre dernier, la Nasa propose aux internautes de collaborer à ses recherches sur la planète Mars en travaillant à l’étude des cratères de la planète rouge. Pour devenir un vrai chasseur de cratères, un simple clic sur le siteMars Clickworkers " suffit. Sur la page de présentation, la Nasa vous explique comment faire avancer la recherche en restant bien assis devant votre écran.

Sur ce site, pas la peine de chercher à en savoir plus sur la planète rouge ou l’astronomie en général. L’agence américaine est très explicite : "La Nasa propose de nombreux sites éducatifs, mais celui-ci n’en est pas un. Vous pourrez apprendre certaines choses sur ce site, mais par vos propres moyens." Une mise en garde qui a le mérite d’être claire. Si vous venez sur ce site, c’est pour travailler, et qui plus est, gratuitement!

Déjà un million de cratères repérés

Et la formule connaît un certain succès. Depuis son lancement il y a cinq mois, " Mars Clickworkers " a permis l’identification de plus d’un million de cratères. Le système est simple. Une fois une session d’entraînement passée, la Nasa donne à analyser à l’internaute un des nombreux clichés pris par la sonde Mars Global Surveyor, en orbite autour de Mars depuis septembre 1997. Une fois les cratères repérés et isolés, le cliché revient à la Nasa qui recoupe les réponses données par les différents chasseurs de cratères assignés à la même photo.

Assez fréquent en astronomie, l’appel aux amateurs est un moyen de faire participer chacun à l’avancée de la connaissance scientifique. Il est cependant dommage que l’agence spatiale traite ses collaborateurs d’un instant avec aussi peu de considération. Elle leur conseille même de ne pas lui envoyer d’e-mails concernant les clichés, n’ayant pas le personnel suffisant pour y répondre. Un bel exemple de collaboration à sens unique.

Par David MARQUIE le 20 mars 2001 à 18:29
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles High-Tech
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience