© INTERNELe ministère de l'intérieur, qui utilise aussi des logiciels Panda, a pris la décision de mettre un terme aux contrats qui liaient le ministère à l'éditeur d'antivirus, "d'ici quelques jours" selon un porte parole du ministère.
Les administrations centrales ne sont pas les seuls concernés : le conseil général de la Gironde a fait savoir qu'il allait interrompre son contrat avec la société d'antivirus. "Nous avons décidé de stopper le déploiement du logiciel et d'engager la procédure pour mettre un terme au contrat qui nous lie avec le fournisseur de Panda. Nous allons dès maintenant désinstaller le logiciel qui équipe nos 1600 ordinateurs", a indiqué une porte-parole du Conseil général.
Des sommes reversées à la scientologie
Selon Thomas Lardeur, spécialiste des sectes et auteur du livre "les sectes dans l'entreprise", le dirigeant de Panda Software figure parmi les donateurs de l'Eglise de Scientologie. En 1996, il aurait versé la somme de 40.000 dollars (environ 290.000 francs) à la secte. L'Express est allé plus loin en affirmant que la société Panda Software reversait un pourcentage de ses bénéfices au World Institute of Scientology Enterprises (Wise), un institut chargé par l'Eglise de Scientologie de collecter les dons des entreprises.
Panda attaque l'Express et France 3
La société Panda a intenté le 20 avril 2001, devant le Tribunal de Grand Instance de Paris, une action en justice contre l’hebdomadaire L’Express et la chaîne de télévision France 3 qui avait divulgé l'information. La société éditrice de l'antivirus Panda, a précisé que "Panda Software n’était pas membre et n’avait aucune relation, ni contractuelle, ni économique avec l’Eglise de la Scientologie". Et d'ajouter : "nos comptes ne présentent aucun versement, ni aucune contribution de quelque nature que ce soit au profit de l’Eglise de la Scientologie".
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