© INTERNELe site de Paris Match avait pourtant bien fait les choses : pour contourner la loi qui interdit de publier un sondage dans la semaine précédant une élection, celui-ci était publié d'un site hébergeur américain. Le tribunal n'a pas admis cet argument et a jugé que la consultation du site américain résultait seulement d'un "clic" sur le mot "sondage" proposé à l'internaute connecté au site de Paris-Match. Il a observé que les lecteurs effectuaient involontairement, voire inconsciemment, ce basculement vers le site étranger et que Paris-Match était seul maître du contenu diffusé par ce site.
Elections européennes
Le sondage diffusé précédait de quelques jours l'ouverture du scrutin européen de juin 1999. Le Tribunal a par ailleurs condamné à la même amende Philippe Amaury, directeur de la publication du Parisien et d'Aujourd'hui, pour la diffusion d'un sondage, pour des raisons identiques, dans ces deux quotidiens. Il a en revanche relaxé le directeur de l'Express, Denis Jeambar, poursuivi pour les mêmes faits, car le sondage publié par son magazine ne portait pas sur des intentions de vote mais sur des thèmes généraux de la construction européenne.
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