© INTERNEInauguré jeudi par Isabelle Falque-Pierrotin et François Terré, le forum des droits sur l'Internet va rassembler acteurs économiques et représentants des utilisateurs pour faire le tour des sujets de droit qui posent problèmes avec l'arrivée de l'Internet. Quelle est la place de l'Internet au travail ? Comment aborder le droit d'auteur sur le Web ? Quels sont les règles qui doivent s'appliquer lors de transactions commerciales ?… Tous ces sujets seront sûrement abordés par cette nouvelle instance de réflexion et de conseil. En effet, au delà de son objectif de rassembler différents acteurs du Web français, le forum va rendre des avis qui, avec les liens qui existent au niveau de l'administration, devraient avoir une influence significative sur les décisions gouvernementales concernant les nouvelles technologies.
Une association pour informer le public et écouter les internautes
Le forum ne va pas seulement émettre des avis : son site va permettre aux internautes de se tenir au courant des réflexions en cours et d'y participer par l'intermédiaire de contributions écrites. Une base documentaire sera aussi à disposition pour que chaque personne naviguant sur le Web en France soit informée de ses droits.
"Même si le forum est aujourd'hui lancé, sa forme va être amenée à être modifiée", a expliqué sa créatrice, Mme Falque-Pierrotin. Une vingtaine d'organisations ou d'entreprises ont déjà fait part de leur souhait d'y adhérer parmi lesquelles IBM, Bouygues Telecom, Vivendi, Yahoo, la SACEM, l'Observatoire des usages de l'Internet, le MRAP ou le Groupement des éditeurs de services en ligne.
Une association critiquée avant d'être née
Organisme de "corégulation" de l'Internet proche des pouvoirs publics qui lui ont donné naissance, dont il se veut tout à la fois "proche et autonome", le forum a été l'objet de nombreuses critiques avant même sa mise en place. Contactée par tf1.fr, la représentante de l'association IRIS (Imaginons un réseau Internet solidaire), Meryem Marzouki explique son refus de participer à cette organisme par son manque de représentativité. "Cette association ne va représenter que les membres qui y siègeront". D'après elle, le principe de co-régulation est aussi à rejeter : "Nous restons attachés au débat public". Pour faire taire ces critiques, il ne reste plus au forum qu'à organiser des élections électroniques à l'image de ce qui a été fait l'année dernière par l'Icann (Institut chargé de la gestion des noms de domaine Internet).
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