© INTERNECe sont deux conceptions de la protection des consommateurs qui se sont opposées cette semaine dans les débats européens sur la correspondance électronique. Du côté italien, allemand, finlandais, autrichien et danois, la position défendue est en faveur d'un projet de loi assurant une protection maximale des boîtes aux lettres des consommateurs au détriment des publicitaires. La méthode préconisée est celle dite de "l'opt-in" qui consiste pour le possesseur de l'adresse e-mail à donner son accord pour recevoir de la publicité.
Du côté français et anglo-saxon, c'est une vue beaucoup plus libérale qui est préconisée. Ces pays voudraient autoriser les envois de publicité sans le consentement préalable des internautes mais avec l'obligation de mettre une option de désincription dans tous les e-mails envoyés. Cette position en faveur de "l'opt-out" est évidemment partagée par une majorité des acteurs du marketing en ligne.
Selon les estimations de la Commission européenne, le téléchargement de messages non sollicités représente un coût de 10 milliards d'euros chaque année. Malgré ce chiffre, le parlement européen s'oriente vers la position franco-anglaise. La situation des États-Unis, où des millions d'e-mails encombrent tous les jours les boîtes aux lettres électroniques n'aura pas suffit à les convaincre.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




