© INTERNENon content d'avoir évité la partition en plusieurs entités, le groupe de Bill Gates veut maintenant obtenir de la plus haute instance judiciaire américaine l'annulation de l'ensemble de la procédure. Pour ce faire, la firme de Redmond s'en prend directement au juge qui l'a condamné. La Cour suprême doit se prononcer sur le fait de savoir si la "cour d'appel a manqué à ses devoirs en ne dessaisissant pas immédiatement le juge dès la date de sa première infraction au code de conduite et demandant ainsi l'annulation de ses conclusions", a indiqué Microsoft. L'attitude du juge Jackson avait été déplorée par la cour d'appel qui avait le 28 juin rejeté le jugement de démantèlement, tout en reconnaissant Microsoft coupable de pratiques monopolistiques. "Nous pensons que le comportement du juge de première instance a gravement porté atteinte à l'instruction et a remis en question l'intégrité de la procédure", avaient souligné les juges d'appel dans leur arrêt.
Manœuvres judiciaires pour sauver Windows XP ?
Ce nouvel épisode dans un procès qui dure depuis sept ans est difficilement explicable dans la procédure en cour. En effet, tout indiquait que le gouvernement américain était prêt à négocier une conclusion très favorable à Microsoft dans le nouveau procès qui s'annonçait. Le calcul n'est donc pas seulement judiciaire. Microsoft vise également à gagner du temps alors qu'il s'apprête à mettre sur le marché fin octobre son nouveau système d'exploitation Windows XP. En effet, en attaquant le jugement de la cour d'appel, Microsoft a toutes les chances de suspendre les procédures qui auraient pu retarder voir annuler le lancement de son nouveau produit. Le groupe de Redmond a d'ailleurs demandé la suspension de l'ensemble de la procédure en cours en attendant le verdict de la Cour suprême.
La Cour suprême ne devant pas reprendre ses travaux avant le mois d'octobre, ceci permettra à Microsoft de lancer Windows XP à la date prévue (25 octobre).
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