© INTERNEEn rendant Napster inopérant, la justice américaine a-t-elle ouvert une dévastatrice boîte de Pandore ? C'est ce que laisse penser la dernière étude publiée par Webnoize. D'après ce site référence d'informations sur la musique en ligne, jamais les échanges de fichiers via le peer-to-peer n'ont été si importants qu'en ce mois d'août 2001. Rien que sur les quatre logiciels d'échange leaders (Fasttrack, Audiogalaxy, Gnutella, et iMesh), 3,05 milliards de fichiers ont été transférés. En février dernier, au plus haut de son audience, Napster n'avait recensé "que" 2,79 milliards de fichiers échangés.
Webnoize explique que ce chiffre pourrait très vite enfler avec la rentrée des étudiants américains, qui fournissent le gros des utilisateurs de ce genre de logiciel. En outre, les successeurs de Napster sont bien plus évolués que ce dernier : ils permettent pour la plupart d'échanger non seulement des MP3, mais aussi des logiciels et des vidéos. Ils ont également l'avantage de ne pas passer par un serveur central qui permettrait à la justice de bloquer ces échanges. Comme l'indique Webnoize, donc, "malgré les millions de dollars dépensés pour essayer de tuer les réseaux pirates, la popularité du peer-to-peer ne cesse de grandir".
Nouveau projet de loi américain
Dans le même temps, le site d'informations américain Wired révélait que le Congrès étudiait une nouvelle loi sur le copyright, qui succèderait au décrié Digital Millenium Copyright Act. Preuve de la panique qui gagne les lobbyistes des milieux de la musique et du cinéma, cette nouvelle loi semble à la fois excessive et irréaliste. Elle prévoit de considérer comme illégal tout support numérique (c'est à dire tout appareil fonctionnant avec un microprocesseur) ou logiciel qui n'inclurait pas des systèmes de protection contre la copie. Un logiciel développé en "open source" (gratuit et modifiable par tout-un-chacun) serait ainsi considéré d'office comme illégal. Mais ce n'est qu'un projet…
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