© INTERNELe ministre de la Justice américain, John Ashcroft lui-même, a signalé officiellement son existence. Nimda, nouveau virus informatique, né il y a à peine deux jours, se propage à une vitesse fulgurante. En quelques heures, il a déjà pris d'assaut des milliers d'ordinateurs personnels et de serveurs aux Etats-Unis et en Asie : la Chine, Taïwan, le Japon, la Corée du Sud, ont fait état d'infections. Aux Etats-Unis, mardi, on comptait 130.000 postes touchés. L'Europe n'aurait pas encore été touchée.
Une telle vitesse de propagation laisse déjà penser que Nimda (appramment un anagramme d'admin, pour administration) sera plus coûteux et plus répandu que son prédécesseur, Code Rouge, qui avait coûté 2,65 milliards en frais de "nettoyage" des serveurs.
Nimda n'est pas très original dans son mode d'infection. Il exploite la même faille que Code Rouge, soit un défaut présent sur le logiciel Internet Information Server (IIS) de Microsoft, présent sur Windows NT et Windows 2000. Il se présente sous la forme d'un mail sans sujet comportant un fichier joint "readme.exe". Il ne semble pas détruire de fichiers, mais sa propagation induit un net ralentissement des machines. Seule nouveauté, son mode de propagation : il utilise certes, comme tous les autres, les boîtes aux lettres mails, mais infecte également les sites web et par-là même les ordinateurs des internautes consultant les dit sites.
D'après John Ashcroft, il n'existe aucun lien apparent entre les attentats de la semaine dernière et l'apparition de ce nouveau virus. Des patches sont en cours de réalisation. On peut déjà aller corriger la faille du logiciel de Microsoft à l'adresse www.microsoft.com/security
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