© INTERNELa création de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC), que les policiers ont déjà baptisé "le Clic", avait été annoncée dès 1999 par le Premier ministre Lionel Jospin. Avec le nouvel office central, la police nationale dispose d'un "outil performant qui utilise les nouvelles technologies pour lutter contre ses usages dévoyés", a noté M. Vaillant, que ce soit dans les domaines bancaire et financier, à des fins pédophiles, terroristes ou attentant aux systèmes eux-mêmes.
"Il faut lutter contre tout ce qui peut nuire à la société, à nos concitoyens", a estimé M. Vaillant en évoquant la possibilité de "faire évoluer les législations" pour, notamment, permettre "de perquisitionner des sites Internet" et mettre fin aux infractions susceptibles d'être commises par leur intermédiaire.
Les citoyens signalent les sites suspects
Le "Clic" jouera un double rôle "de soutien technique et de veille", indique Mireille Ballestrazzi, sous-directeur des affaires économiques et financières, dont dépend l'OCLCTIC, au sein de la direction centrale de la police judiciaire. Cette "veille technique" est en partie alimentée par de simples particuliers. "Nous avons déjà pas mal de citoyens qui nous ont contactés, sur le site Internet du ministère de l'Intérieur, en nous retransmettant des e-mails qui leur ont été adressés et qu'ils jugent bizarres, ou qui nous ont appelés pour nous signaler" certains sites suspects, indique le commissaire principal Catherine Chambon, qui dirige cet office depuis le 1er septembre.
Qu'il soit alerté par des tiers, par d'autres services ou que ce soit par lui-même, car "nous allons un peu à la pêche" note Mme Ballestrazzi sous-directeur des affaires économiques et financières, dont dépend l'OCLCTIC, au sein de la direction centrale de la police judiciaire, le "Clic" devra, "s'il apparaît un site problématique, en tracer l'origine, par l'identification de son auteur et sa localisation", poursuit-elle, tout en préférant rester discrète sur les moyens techniques utilisés.
En cas d'infraction constatée, le "Clic" procédera "au signalement de celle-ci" aux services compétents sans pour autant passer la main définitivement puisque l'exploitation du renseignement passera aussi par le "soutien technique que l'Office se doit d'apporter aux enquêteurs", relèvent les deux responsables.
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