Un million de dollars grâce à des fautes de frappe

Par Jean-Philippe BAY, le 04 octobre 2001 à 19h43 , mis à jour le 03 octobre 2001 à 18h39

Un cyber-squatteur d'un nouveau genre est poursuivi par la Federal Trade Commission américaine. Il profiterait des fautes de frappe des internautes pour les envahir de fenêtres publicitaires.

internet main souris © INTERNE

Avec plus de 5500 noms de domaine référencés, John Zuccarini n'est pas un cyber-squatteur comme les autres. Il s'est spécialisé dans le dépôt de noms de domaine d'un nouveau genre. Il profite de grands noms du Web et s'approprie une dénomination très proche… à une lettre près, en espérant que les internautes seront nombreux à se tromper en tapant le nom de leur sites préférés. Et selon le Federal Trade Commission (FTC), le piège fonctionne très bien. La commission explique que cette pratique aurait rapporté à M. Zuccarini, entre  800.000 et un million de dollars par an.

Avalanche de publicités

Cette méthode serait sans doute passée inaperçue si les sites proposés par ce cyber-squatteur étaient restés dans la Netéthiquette. Mais une fois l'internaute connecté par erreur, il subit une avalanche de fenêtres s'ouvrant sur des publicités pour des sites pornographiques ou de jeux d'argent en ligne. Certains sites "contrefaits" étant proche de l'orthographe de sites pour enfants, le FTC a décidé d'ouvrir une procédure afin de fermer l'ensemble de ces 5500 sites, véritables nids à pop-up.

Captures d'internautes

La méthode utilisée par la personne qui a enregistré ces sites est assez ingénieuse : d'un côté, certains publicitaires payent l'affichage de bannières. Il suffit donc d'en afficher le plus possible en un minimum de temps pour engranger de l'argent. Du coté des internautes, une fois arrivés sur le site il leur est pratiquement impossible de sortir du piège : A chaque fermeture de pages, 10 autres s'ouvrent. Même lorsque le websurfeur arrive à stopper le processus, certaines pages invisibles lancent des "timers", véritables bombes à retardement qui diffuseront ensuite à intervalles réguliers des rafales de fenêtres volantes... Le plus grave pour les victimes, étant qu'une fois lancé, le processus provoque l'arrêt de l'ordinateur. La publicité sauvera peut être le Web mais surement pas les internautes.

Par Jean-Philippe BAY le 04 octobre 2001 à 19:43
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