© INTERNESerait-ce une conséquence de la crise tant annoncée du Net ? Les divers organismes qui scrutent l’évolution de la toile font tous le même constat : le nombre de sites est en diminution. Une étude de la société britannique Netcraft note la disparition de 182.142 sites web actifs entre le mois de novembre et le mois de décembre, où ils ne sont plus que 36,28 millions. Selon la société Nominet UK, depuis le mois de mars 2000, à l’échelle de la Grande-Bretagne, le nombre de sites enregistrés en ".uk" est passé de 245.967 à 39.950. Même constat pour Easyspace Ltd., qui annonce une baisse de 10 à 15% du nombre de ses contrats d'enregistrement par rapport à mars 2000…
L'âge d'or des cybersquatteurs est terminé
Faut-il tirer le signal d’alarme ? Est-ce le début de la fin, l’approche du "Big Crunch" pour le Net ? Pas nécessairement. Car malgré les apparences, ce repli a des aspects positifs. Il est en grande partie dû… au retrait des cybersquatteurs. Avec l’arrivée d’une période de vaches maigres pour l’Internet, leurs espoirs de gains se sont considérablement étiolés. Enregistrer des noms de domaines à tout-va, en espérant que ceux-ci seront rachetés tôt ou tard par des entreprises intéressées, est aujourd’hui beaucoup plus risqué. Nombre de cybersquatteurs sont donc partis vers d’autres horizons plus prometteurs… et plus riches de gains potentiels. L'âge d'or des cybersquatteurs semble bel et bien terminé. Si, dans les années 1999 et 2000, des noms comme www.business.com ou www.altavista.com ont pu se vendre plusieurs dizaines de millions de dollars, l’heure n’est plus aux "coups" faciles. La récente mise aux enchères du nom America.com pour 15 millions de dollars n’a guère suscité l’enthousiasme des acheteurs…
Evidemment, la nouvelle n’est pas forcément du goût des "registrars", les sociétés d'enregistrement de noms de domaine, pour qui cette baisse du nombre de cybersquatteurs équivaut mécaniquement à une baisse de leurs revenus.
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